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Comment trouver sa place dans un monde en mutation

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Vos repères personnels et professionnels ont été chamboulés avec la crise du Covid-19 ? Nina Bataille, coach spécialisée en neurosciences et auteure de « Des vertus de l’incertitude » (éditions Eyrolles) nous donne des clés pour faire face aux doutes, au manque de repères et trouver sa place dans ce monde en mutation.

Ces derniers mois, marqués par la crise du Covid-19, ont ébranlé toutes nos certitudes. Confinements, restrictions, fermeture de commerces, chômage partiel, perte d’emploi, peur de la maladie pour ses proches et soi-même… Ce que l’on croyait acquis est devenu fragile. « Cette période est déstabilisante car le cerveau a besoin de certitudes, de beaucoup de repères, pour bien fonctionner. Il aime la routine. Là beaucoup de choses ont volé en éclat et ça a pu provoquer de l’angoisse », souligne Nina Bataille, coach professionnelle certifiée et spécialisée en neurosciences, auteure de « Des vertus de l’incertitude », aux éditions Eyrolles. A l’heure où l’on veut tout immédiatement, sans effort et si possible à moindre coût, le Covid-19 a agi comme un électrochoc et a ramené à la réalité des choses. L’adaptation au contexte, au changement, prend du temps et demande du travail : il faut patienter pour avoir un vaccin, prendre ses marques pour télétravailler… Face à ce monde en mutation, trouver sa place et garder le cap demande donc aussi quelques efforts.

Comment trouver sa place dans un monde en mutation

Trouver le juste équilibre

Pour affronter les imprévus liés à la crise, la coach recommande de trouver le juste équilibre entre l’envie de contrôler et le besoin de lâcher prise. « C’est la même chose que lorsque l’on pratique un sport de glisse. Si on est trop rigide, on tombe. Si on se laisse aller, qu’on fait preuve de souplesse, on réussit à passer sur la plaque de glace. On le sent corporellement. Là, il faut trouver la manière d’apporter cette souplesse dans l’action intellectuelle dans son travail par exemple ». Pour y parvenir, il faut muscler ses soft skills, son savoir-être. Si les écoles forment aux compétences métiers (hard skills), elles incluent encore peu les soft skills (adaptabilité, capacité à gérer le stress…) dans leurs cursus. Pourtant, pour faire face aux incertitudes, aux imprévus et affronter le monde en mutation, ces qualités sont nécessaires.

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Se reconnecter à soi

A l’extérieur, chacun tâtonne pour trouver des solutions et sortir la tête de l’eau. Les infos se contredisent d’un jour sur l’autre. On s’en détache pour se recentrer sur soi, pour s’accrocher à son quotidien, à ses routines, à ce qui dépend de soi. Nina Bataille suggère de prendre le temps de s’écouter, de respirer, de faire de la méditation pour être dans le moment présent et moins perméable à l’extérieur. On prend le temps d’aller vers ce qui est bon pour soi, vers ce à quoi on aspire. On apprend ainsi à mieux se connaître.

Interagir avec les autres

Pour autant, on ne se replie par sur soi. « Le cerveau est sevré de relation sociales avec la crise et on souffre du manque d’interaction. Mais nous sommes des animaux sociaux. L’homme de Cro-Magnon seul dans la forêt ne survit pas. On a besoin d’interactions. Il faut trouver des personnes ressources avec qui discuter quand on ne va pas bien afin de retrouver de l’énergie », glisse la coach. Ces échanges aident à se défaire des pensées négatives et à prendre du recul sur sa situation.

Booster sa confiance en soi

On peut déjà commencer par se demander ce qui dépend de soi ou pas. Notre activité professionnelle a été arrêtée à cause de la crise ? Soit, mais on n’y est pour rien. On évite de se focaliser dessus pour ne pas se plomber le moral. On se concentre sur ce qui est entre nos mains. On peut réfléchir à la manière de rebondir. Si on ne peut plus vendre en boutique, c’est peut-être l’occasion de digitaliser son activité. Si on est au chômage, c’est peut-être le bon moment pour se former afin d’évoluer ou de se reconvertir. L’idée est de remettre des certitudes dans sa vie pour retrouver le moral et gagner en confiance en soi. On pense également à toutes les épreuves qu’on a déjà réussi à surmonter et à ce qu’elles nous ont permis d’apprendre. Chaque jour, on s’efforce de développer sa capacité à la gratitude en étant reconnaissant pour des choses positives qui nous sont arrivées.

Passer à l’action et trouvez votre place dans ce monde en mutation

Enfin, rien de tel que de passer à l’action pour moins douter de soi, de sa place, de son avenir. « Il faut se confronter à ses objectifs, à ses rêves pour ne pas rester dans l’illusion. On liste les moyens à notre disposition pour voir qu’on a les clés pour réaliser nos projets. On teste et on voit si ça marche, si ça nous convient ou pas et on ajuste », conseille Nina Bataille. La curiosité chasse le stress, or la spécialiste assure qu’on ne réfléchit jamais intelligemment en étant stressé. Cultiver cette envie de découvrir, d’imaginer ce qui va se passer de positif, faire preuve de créativité en cherchant des solutions permet d’aller de l’avant. Changer de travail cet été est une exigence mais peut être impossible. En revanche, on peut se former pour réaliser cet objectif dans quelques mois. « Là encore on peut s’inspirer des grands champions sportifs qui mixent les objectifs à courts termes et ceux à longs termes », ajoute la coach.

Trouver sa place suppose donc d’avoir fait le point avec soi-même, de connaître ses aspirations profondes et de mettre tout en œuvre, à son échelle et avec ses moyens, pour mener à bien ses projets. Et si les aléas de la vie agitent un peu notre barque, on vogue dessus avec autant de souplesse que possible pour garder le cap.

Dorothée Blancheton 

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