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Comment se libérer de la peur de mal faire ?

peur de mal faire
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La peur de mal faire peut conduire à se surmener pour être à la hauteur. Elle peut aussi, au contraire, amener à ne rien entreprendre ! Voici quelques clés pour se libérer de ce comportement et enfin vivre sa vie.

N’avez-vous jamais eu peur de mal faire ? Au travail, que ce soit pour proposer une nouvelle idée, pour démarcher de nouveaux clients, pour candidater à un autre poste… Dans la sphère privée, pour conseiller une amie, pour discuter d’un sujet délicat avec votre enfant, pour changer des routines familiales… La peur de mal faire semble être un trait de caractère fréquent chez les femmes. « Depuis toute petite, on grandit avec des phrases comme « tu aurais pu mieux faire », avec l’idée que l’on est moins compétente que les hommes. Les femmes sont souvent contraintes de davantage faire leurs preuves en entreprise. Les inégalités de poste et de salaire renforcent cette inquiétude de ne pas faire aussi bien qu’eux », remarque Juliette Marty*, psychologue clinicienne, psychothérapeute et auteure de « Et si vous étiez trop perfectionniste ? », aux éditions Eyrolles. 

Une loyauté envers ses aïeules

Par ailleurs, des enjeux antérieurs interviennent aussi. Difficile parfois de réussir quand les femmes de la famille n’ont pas eu cette chance. Ainsi, selon la psychosociologue et consultante en bilan de compétences, Laurence Benatar**, auteure de « 50 exercices de confiance en soi » (éd. Eyrolles), « il y a comme une loyauté invisible envers elles, on ne s’autorise pas à aller vers le succès. Elles se contentent de ce qu’elles ont, n’osent pas bouger et renoncent ». La peur de mal faire amène souvent à rester dans sa zone de confort, même si celle-ci est insatisfaisante, suscite l’ennui et les regrets. Pour se défaire de cette peur de mal faire et oser aller de l’avant, un changement de fonctionnement s’impose.

Être moins perfectionniste

Craindre de mal faire peut conduire à être perfectionniste, à relire ses mails plusieurs fois pour s’assurer qu’ils ne comportent aucune faute, à retravailler un dossier quitte à repousser sa date de rendu, à procrastiner car on ne dispose pas d’assez de temps et d’énergie pour s’y consacrer pleinement… La clé ? Selon Juliette Marty, c’est d’ « identifier les croyances associées à son comportement. Si on relit quinze fois ses mails c’est peut-être parce qu’on pense que l’on fait des fautes d’orthographe, qu’on a peur d’être réprimandée s’il y en a et au final d’être licenciée par exemple ». On assouplit ses croyances en repensant à des moments où l’on a réussi, où son chef a été content. Et on relit ses mails 10 fois, puis 5, puis seulement une ou deux fois. Par ailleurs, si par souci de bien faire, la to-do-list est longue comme le bras, il y a peu de chance qu’elle soit terminée à la fin de la journée. Résultat, le lendemain, de nouvelles tâches s’ajoutent à celles-ci et le découragement et la baisse d’estime de soi surviennent. Mieux vaut se limiter à 3 ou 4 activités par jour sur la to-do-list. « A la fin de la journée, quand tout est coché, on a un sentiment d’efficacité. Et si on a réussi la veille, il n’y a pas de raison de ne pas y arriver le lendemain ! » ajoute Juliette Marty.

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Jauger les avantages et inconvénients

Les récompenses renforcent le comportement. Si l’on a eu un compliment parce que l’on a brillamment dirigé un projet, on aura envie de s’investir autant la prochaine fois pour être de nouveau reconnue. Mais là encore, gare au perfectionnisme et à la course à l’estime de soi. La psychologue clinicienne recommande de voir les deux faces de la pièce : certes on a eu un compliment mais pour l’obtenir il a fallu travailler énormément, avoir des insomnies, être fatiguée et irritable. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Est-ce qu’avec un peu moins de pression, le résultat n’aurait pas été le même ? Pour bien le mesurer, on peut faire un tableau à deux colonnes avec d’un côté les avantages à court et long terme et même chose de l’autre côté avec les inconvénients. « Souvent, les avantages sont à court terme et les inconvénients, eux, sont à court et long terme avec de l’épuisement professionnel, un burn out… », constate Juliette Marty.

Apprendre à être bienveillante… envers soi

Dans la peur de mal faire s’exprime souvent un manque de confiance en soi. Celui-ci s’accompagne d’autocritiques. On les repère, quitte à mettre une pièce à chaque fois dans une tirelire. « Le pire qui peut se passer si on essaye quelque chose c’est d’échouer. Mais si on n’essaye pas, on a d’ores et déjà perdu », lance la psychologue clinicienne. Laurence Benatar encourage elle aussi les femmes à apprendre à se complimenter, à ne pas attendre que cela vienne des autres, à ne pas dépendre de leur regard. En voulant ne déplaire à personne et bien agir, on brime sa personnalité… et les critiques ne disparaissent pas pour autant. « S’affirmer passe aussi par le fait d’apprendre à dire non, c’est une manière de valoriser son « oui ». On ne peut pas dire « oui » à tout le monde de peur de ne pas être aimée. On ne dit pas non à la personne mais à sa demande. Si elle s’en offusque, c’est son problème. C’est à elle de faire un travail sur elle », ajoute la psychosociologue.


Changer de comportement demande du temps mais chaque petite victoire aide à se donner la permission d’avoir la vie que l’on désire.

Dorothée Blancheton 

*Son site : https://www.psyparisvincennes.com/juliette-marty-psychologue-tcc-pari

**Son site : https://laurencebenatar.com/

 

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