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Comment réintégrer le marché de l’emploi après une longue pause ?

Comment réintégrer le marché de l’emploi après une longue pause ?
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Vous ne travaillez plus depuis des mois ou même des années ? Quelle qu’en soit la raison, il est toujours possible de candidater pour trouver un travail. Bien sûr, pour mettre toutes les chances de votre côté et éviter que ce trou sur votre CV ne vous desserve, vous devez vous préparer. Voici donc quelques conseils d’experts pour réintégrer le marché de l’emploi.

Congé parental, suivi du conjoint, reconversion, maladie… Vous avez un trou de plusieurs mois sur votre CV ? Celui-ci peut naturellement susciter la curiosité d’un recruteur et parfois même être un frein à l’embauche. « Un employeur cherche une personne hyper compétente et opérationnelle immédiatement. C’est là tout le paradoxe de la démarche : il souhaite qu’elle connaisse déjà très bien cette mission car elle l’exerce probablement ailleurs et en même temps il veut qu’elle soit disponible tout de suite.

Or un cadre a souvent un préavis de trois mois à faire », reconnait Grégory Ramsay, consultant en ressources humaines et co-auteur avec Corinne Carmona de « 10 étapes pour préparer et réussir ses entretiens d’embauche » et « 10 étapes pour trouver un premier emploi » chez Studyrama. L’avantage quand on souhaite réintégrer le marché du travail, c’est qu’on est souvent disponible tout de suite. Un atout à mettre en avant dans sa candidature.

Être transparente 

Ensuite, la question du trou sur le CV va forcément venir sur la table à un moment. Le premier contact avec le recruteur se fait généralement par le biais d’un CV et d’une lettre de motivation. Plutôt que d’essayer de cacher la raison de son éloignement du monde du travail, l’expert préconise la transparence et l’honnêteté. Et on peut même y mettre une pointe d’humour, selon le poste envisagé. « Si on a été en congé parental, on peut écrire « maman à temps plein de 2016 à 2019 ». On peut valoriser cette coupure car on a développé pendant cette période des compétences qui peuvent parfois être transposables à son travail comme l’organisation, la persévérance, le fait d’être matinal… », glisse Grégory Ramsay.

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Au moment de rédiger sa lettre de motivation, on écrit donc une ligne ou deux pour expliquer cette pause et la valoriser. Cela rassurera l’employeur.
L’expert suggère aussi de jouer sur la forme du CV, de jouer avec les couleurs, la typographie pour mettre en valeur ses expériences et compétences et ainsi atténuer le fameux trou. 

Préparer ses réponses

Si l’on décroche un premier entretien téléphonique ou physique, cette longue période sans emploi sera sûrement abordée plus en détail. On s’y prépare donc pour savoir quoi répondre : pourquoi n’a-t-on pas travaillé depuis longtemps ? Qu’avons-nous fait pendant cette période ? Etait-ce un choix ? Qu’est-ce que cela nous a appris ? En quoi ces expériences et qualités peuvent être des atouts pour le poste convoité ?

Ainsi, si vous avez fait un break professionnel pour faire le tour du monde, expliquez par exemple que cela vous a permis de prendre du recul sur votre vie, de savoir vraiment qui vous étiez et ce que vous vouliez faire, de prendre des initiatives, de gagner en adaptabilité, en ouverture d’esprit…

N’hésitez pas à devancer votre interlocuteur s’il tourne autour du pot. Dites-lui par exemple : « j’imagine que vous vous demandez ce que j’ai bien pu faire depuis 20 mois… ». Selon le consultant en ressources humaines, ça permet de mener le débat, d’éluder la question pour se concentrer ensuite sur le poste ainsi que l’entreprise (sa politique RH, ses valeurs, etc).
Si votre longue pause est due à une maladie ou un accident, ne rentrez pas dans les détails car cela est indépendant du domaine professionnel. En revanche, rassurez le recruteur sur votre état et dites-lui que vous êtes désormais tout à fait opérationnelle.

Si vous avez été licenciée de votre précédent emploi, tournez la chose en restant positive et montrez que vous êtes restée active pendant cette pause professionnelle. Parlez de vos engagements associatifs, des projets que vous avez menés, des formations suivies… 

Se faire accompagner

Pendant votre recherche d’emploi, entourez-vous. Vous pouvez contacter d’anciens collègues, amis, familles pour créer un réseau et être avertie d’éventuelles opportunités.
Si vous êtes cadre, vous pouvez également intégrer un groupe AVARAP. Il s’agit d’une association d’accompagnement vers l’emploi qui permet aux participants d’effectuer un bilan de compétences, de construire leur projet professionnel et de se faire un réseau. L’Apec peut aussi vous aider. Grégory Ramsay conseille aussi de réseauter sur LinkedIn pour savoir comment d’autres personnes ont rebondi, quelle est la politique de recrutement dans telle entreprise…

Par ailleurs, Pôle Emploi, la mission locale, Cap Emploi ou bien encore les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) peuvent vous accompagner et vous orienter, selon votre profil, vers un dispositif pour faciliter votre retour à l’emploi. Diane Demoen est ainsi formatrice à la médiation active auprès des SIAE à qui le projet SEVE Emploi* est proposé. Ce projet sert à aller au-devant des entreprises et multiplier les points de contacts entre elles et les chercheurs d’emploi. « On travaille avec les SIAE notamment pour changer la manière de présenter les candidats à l’emploi lorsqu’on veut mettre en place des périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) par exemple.

Plutôt que de dire que ces personnes sont en situation difficile et cherchent un travail depuis longtemps, il faut questionner les entreprises sur leurs besoins en recrutement et montrer comment on peut les aider. C’est ce discours que les personnes en recherche d’emploi doivent aussi avoir en osant contacter les entreprises, en mettant en avant leurs compétences », explique Diane Demoen.
Enfin, après une longue pause, on peut davantage douter de son employabilité. Pourtant, Grégory Ramsay conseille de se faire confiance. « Si le recruteur prend le temps de vous appeler pour un entretien, c’est qu’il a forcément retenu des éléments positifs sur votre candidature », plaide-t-il. On se concentre donc sur tous ses points positifs et on va de l’avant !


*www.seve-emploi.com

Dorothee Blancheton

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