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Tout plaquer pour suivre ses rêves : utopie ou réalité ?

enthousiasme, tabula rasa, actions
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23% des Français estiment que fonder son entreprise est le levier idéal pour retrouver du sens au travail*. Consultant, coach, slasheur, startupper, repreneur d’entreprise… Il existe aujourd’hui de nombreuses façons de se mettre à son compte et toutes ne nous confrontent pas à la même prise de risques. D’ailleurs, faut-il vraiment en passer par des années de misère pour accomplir ce qui nous rend heureux ? Pour la coach et consultante en stratégie commerciale Frédérique Genicot, la réponse est simple : renoncer à une rémunération décente ne doit pas être le prix à payer. Pourtant, nous sommes presque tous soumis à cette croyance limitante. Auteure de l’ouvrage « Adieu salariat, bonjour la liberté ! », l’experte nous livre ses clefs de réussite pour réussir l’équation parfaite : « être payé pour faire ce que l’on aime ».

1. Voyez l’entrepreneuriat comme une école de développement personnel

Ces dernières années, les histoires de reconversion pullulent sur internet, nous donnant parfois l’impression que switcher n’est qu’une question de volonté. Mais selon notre coach, changer de vie pour entreprendre est un long parcours tant professionnel que personnel. Une sorte de dialogue permanent avec soi qui requiert patience et humilité. « On pense souvent que tout ira bien lorsque l’on dégotera ses premiers clients, mais il y a toujours de nouvelles difficultés qui apparaissent », souligne-t-elle. C’est pourquoi elle nous invite plutôt à voir nos contraintes comme une opportunité d’être plus créatifs. « Adopter le bon mindset nous permet de ne jamais envisager les choses comme un échec. C’est une gym intellectuelle gagnante », ajoute-t-elle.

2. Ne faites pas tabula rasa du passé

Même si vous en avez marre de votre vie actuelle, ne jetez pas tout votre passé aux oubliettes. Au contraire. Capitalisez sur vos compétences et vos talents, c’est ce qui vous fera atteindre votre « zone de génie », celle qui vous permettra de vous distinguer de vos concurrents. Cette zone de brillance vous permettra de surcroît d’être parfaitement aligné avec qui vous êtes vraiment. « Elle est activée par une énergie vitale qui semble nous dépasser, mais on l’atteint souvent au prix d’un véritablement accouchement de soi. Cette zone n’est pas facile à trouver et nécessite de sortir de sa zone de confort », explique Frédérique Genicot.

3. Sachez identifier votre mission

« Les gens n’achètent pas ce que vous faites mais pourquoi vous le faites », scande Simon Sinek, le célèbre conférencier britannique. Ce « pourquoi” est en quelque sorte votre contribution au monde, ce qui vous fera réussir, mais aussi ce qui vous fera tenir face à l’adversité. «Les gens achètent aussi votre façon de faire les choses, votre signature. On peut se lancer dans des choses très techniques, mais nous avons tous une façon de faire liée à nos talents, notre parcours, notre histoire de vie », analyse la coach. Pour identifier votre « pourquoi », replongez-vous dans les expériences les plus significatives de votre vie professionnelle et personnelle, qu’elles soient positives ou négatives. Vous observez une sorte de fil rouge, des schémas récurrents dans votre manière de réagir. C’est là que se trouve votre réponse.  

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4. Ne pensez pas que votre enthousiasme fera tout

Lorsque l’on rencontre de jeunes entrepreneurs, ceux-ci nous parlent généralement avec beaucoup d’enthousiasme de leur projet. « Au point qu’ils sont souvent convaincus que leur enthousiasme fera tout », observe la coach. Bien souvent, leur idée a germé lorsqu’ils ont fait face à un problème irrésolu. Problème certainement partagé par de potentiels clients, mais tous ne sont pas forcément prêts à payer pour le résoudre. Autre erreur : « la posture de l’expert-consultant qui est habitué à ce que les gens viennent à lui », ajoute-t-elle. Pourtant, n’oubliez jamais que c’est à l’entrepreneur d’aller vers son marché et non l’inverse. Et pour ce faire, il est essentiel de tester le marché en lançant rapidement une version minimale du produit. « Une autre grande erreur consiste à penser qu’il faut faire des choses difficiles pour réussir », ajoute la spécialiste. Alors ne cherchez pas la perfection, testez ! 

5. Prenez un peu de hauteur de vue

Tout plaquer pour suivre ses rêves, c’est possible, à condition que ces rêves vous épanouissent ! Avoir un compagnon ou des enfants par exemple signifie que la prise de risques n’est pas unilatérale et implique toute la famille. Ces éléments doivent être pris en considération pour assurer la pérennité du projet. Il faut aussi anticiper des questions telles que : est-ce que je préfère ou non m’associer ? Ai-je envie d’être en contact quotidien avec mes clients ? Est-ce que je souhaite manager des salariés ? « Actuellement, on est influencés par le modèle des startup, mais avoir des salariés est un vrai choix », souligne Frédérique Genicot.

6. Donnez avant de recevoir

Vous vous en doutez : pour réussir, il est essentiel de networker. Toutefois, le but n’est pas d’empiler les cartes de visite mais de privilégier les contacts de qualité. C’est d’ailleurs pourquoi « vous devez donner avant de recevoir. Networker, c’est une façon de vivre et d’envisager la relation à l’autre.  Ainsi, vous entrez dans un système où chacun s’épaule directement ou indirectement. Il ne faut pas juste voir le réseau comme un outil à solliciter quand tout va mal », conseille l’experte. 

7. Identifiez les actions de haut rendement

Bien souvent, 20% des actions apportent 80% des résultats, voilà pourquoi vous devez absolument identifier les actions de haut rendement. « Pour les repérer, identifiez celles qui produisent des résultats à long terme. Elles sont en amont de votre processus de travail. Si vous les négligez, elles entraînent des dysfonctionnements en cascade », écrit l’auteure. De la même façon, 20% des clients apportent souvent 80% des résultats. « Pour cela, rien ne sert donc de multiplier les prospects si l’on ne reste pas véritablement en contact avec eux. De plus, la première des choses à faire, c’est d’écouter son client. Si vous posez les bonnes questions et écoutez sans chercher absolument à confirmer vos intuitions, ils vous diront tout », affirme Frédérique Genicot.

8. Trouvez vos propres recettes

Avoir davantage de flexibilité dans sa gestion du temps est sans conteste l’un des plus grands atouts de l’entrepreneuriat. Cela permet d’organiser son temps personnel mais aussi professionnel. Pour cela, pas de recette toute faite : nous possédons tous notre propre chronobiologie et sommes plus ou moins efficaces à certains moments de la journée. Alors que vous soyez plutôt du matin ou du soir, trouvez votre propre rythme. « Finalement, être entrepreneur, c’est une passion, mais cela demande une certaine discipline. Une forme d’organisation rituelle qui permet d’arriver à obtenir les résultats escomptés. En clair, c’est tout sauf de l’improvisation », estime notre experte. 

Enfin, dernier conseil pour la route : ne sous-estimez pas l’importance de votre entourage car si l’on s’en tient à cette citation de Jim Rohn, « nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus souvent ». Alors entourez-vous de personnes dynamiques avec qui vous pourrez échanger le jour où vous serez en panne d’énergie. 

*Etude TNS Kantar pour Randstad, avril 2019

Paulina Jonquères d’Oriola

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