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Comment tourner la page et se rebooster en 2021 ?

Guila Clara Kessous.
L’année 2020 a été largement marquée par la crise sanitaire liée au covid-19 et ses répercussions sur nos vies professionnelles et personnelles. Cet annus horribilis incite à vouloir rapidement passer à autre chose et aller de l’avant en 2021. Guila Clara Kessous, comédienne de formation, chercheuse en psychologie positive, coach en entreprise certifiée par l’Université de Harvard, co-auteure avec Bruno Adler de « Le grand livre de la psychologie positive », éditions Eyrolles et artiste de l’Unesco pour la paix, nous accompagne sur cette voie...

Il y a fort à parier que 2020 ne figurera pas dans votre top 10 des meilleures années ! La crise sanitaire et les confinements ont affecté le quotidien et bousculé nos habitudes et perceptions. Une année difficile tant au niveau professionnel que personnel qui incite à vouloir rapidement tourner la page. Pourtant, il ne faut pas éclipser trop rapidement cette année ni penser au monde d’après mais plutôt au « monde d’ensuite », selon Guila Clara Kessous, coach en entreprise et co-auteure avec Bruno Adler de « Le grand livre de la psychologie positive » aux éditions Eyrolles. Une nuance qui marque l’importance d’analyser cette période pour en tirer des enseignements. 21 

Dresser un bilan émotionnel

« On peut faire état des difficultés rencontrées, de ses faiblesses, ses souffrances, les émotions déplaisantes qu’on a ressenties pour construire dessus et aller plus loin », encourage la coach. Ainsi, sondez ce qui vous déplait dans ces émotions et, lorsqu’elles reviennent, demandez-vous comment faire pour les traverser. C’est le principe de la résilience. 2021 


On peut compléter ce travail en pratiquant la réévaluation positive préconisée par la psychologue Rebecca Shankland : pour chaque expérience difficile, on se demande ce qu’on a appris ; pour quels éléments on peut être reconnaissante ; quelles compétences on a développées ; en quoi ces épreuves nous ont rapprochées de la vie que l’on désire…


Par ailleurs, « il est bon de continuer à être centrée, c’est-à-dire à se demander ce que je suis, ce que je fais, à quoi je sers. Il faut comprendre le sens de cette souffrance pour savoir ce que l’on peut apporter au monde. Il ne s’agit pas de faire un état des lieux vis-à-vis d’une performance mais plutôt un bilan émotionnel », précise Guila Clara Kessous.  

Accepter le changement

Ensuite, l’experte propose de se situer par rapport à la courbe du changement de la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross qui décrit les phases de résistance au changement. Il y a d’abord le choc, le déni, la colère, la peur, la tristesse. Ces phases négatives ressassent le passé et sont contre-productives. Puis, la courbe remonte  avec une phase d’acceptation, de pardon, de quête de sens pour atteindre la sérénité et la croissance. Ces étapes constructives aident à aller de l’avant. Le bilan émotionnel aide donc à voir où l’on se situe sur cette courbe.


Ensuite, il faut se pencher sur son Ikigaï, sa raison d’être, en s’appuyant sur quatre questions : qu’est-ce que j’aime faire ? Dans quoi suis-je douée ? Pour quoi suis-je payée ? De quoi le monde a-t-il besoin ? Cela permet de partir de ses aspirations profondes pour se sentir bien et d’évoluer en 2021 en étant alignée par rapport à ses valeurs.

S’adapter face aux incertitudes

Mais les péripéties rencontrées en 2020 ne vont pas disparaître avec la nouvelle année. Pour faire face aux incertitudes de ce monde, Guila Clara Kessous préconise de recourir aux outils VUCA, utilisés par les militaires américains lorsqu’ils partaient sur le champ de bataille sans savoir ce qui les attendait. VUCA est un acronyme pour Volatility (volatilité), Uncertainty (incertitude), Complexity (complexité) et Ambiguity (ambigüité). Pour répondre à chacun de ces aspects, on a des outils.
Contre la volatilité, le caractère inconstant des choses, on a la Vision.

Elle permet de trouver une solution dans ce qu’on peut percevoir de son environnement, d’y voir des opportunités de développement personnel et professionnel. « Si j’ai été licenciée, la vision peut me faire prendre conscience que c’est un mal pour un bien car je vais peut-être pouvoir travailler plus près de chez moi, par exemple », explique la coach. 


Le second outil, c’est l’Understanding (la compréhension). Il s’agit de ralentir, de trouver le calme intérieur, pour se renforcer vis-à-vis des attaques médiatiques anxiogènes.
Le troisième, c’est Clarity (clarté) pour trouver des sources fiables. « On peut poser des questions à une connaissance qui travaille à l’hôpital ou un proche qui a eu le covid pour se faire un avis sur ce qui se passe autour de nous. D’une manière générale, il faut passer par le local, c’est ce qui sauvera le global », ajoute l’experte.
Enfin, le dernier outil VUCA, c’est l’Agility (agilité). « Cela permet d’accepter d’être dans la transformation, que nos convictions d’hier puissent être changées sans que ce soit un drame », glisse Guila Clara Kessous.

Se motiver pour 2021

Une fois ce travail personnel réalisé, vous devez commencer à remonter la courbe de Kübler-Ross, vous sentir vivante et vouloir être utile. Mais il est essentiel que cette motivation émane de vous pour réussir.
De plus, afin d’endurer les incertitudes qui se produiront encore, il faut pouvoir puiser dans ses ressources. D’où l’importance de préserver son énergie grâce à une bonne hygiène de vie (horaires réguliers, alimentation saine et équilibrée, activité physique, sommeil récupérateur…), en évitant de passer sans arrêt après les autres et en s’adonnant à son « flow ».

Il s’agit d’une activité que vous aimez faire pendant des heures et qui vous permet de vous ressourcer. Ce flow peut devenir un refuge et même être transposé dans la sphère professionnelle. « Si vous aimez lire, à la prochaine visioconférence, vous pouvez discuter avec votre équipe d’une citation ou de tel ouvrage. Les réunions en visio deviennent alors moins pénibles, moins formelles et plus humaines », ajoute la spécialiste.

Enfin, selon elle, il faut réaliser que l’on est plusieurs à vivre la même chose. « Le covid est égalitaire. Nous avons le même risque que Michelle Obama ou Christine Lagarde de tomber malade… Etre ensemble est notre plus grande force. Il ne faut pas avoir peur car la vie est courte et il y a mille et un moyens de l’apprécier. Il en va de notre responsabilité », conclut Guila Clara Kessous.

psychologie positive

Le grand livre de la Psychologie Positive co-ecrit par Guila Clara Kessous.

 

Dorothée Blancheton

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