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Je suis créatrice d’entreprise : dois-je me dévoiler sur les réseaux sociaux ?

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Justine Hutteau (Respire), Pauline Laigneau (Gemmyo), Carole Juge (Joone) ... Toutes ces entrepreneures ont accepté d’incarner pleinement leur marque sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Instagram. Un passage obligé pour emprunter la voie du succès ?

Désormais, à chaque fois que l’on achète un article, on ne s’offre plus seulement un produit, mais aussi un petit bout de l’univers d’une marque, et parfois même de sa fondatrice. « Les gens nous écrivent souvent qu’ils nous adorent, et pas simplement qu’ils aiment nos produits. Ils adhèrent avant tout à notre humour et notre dynamisme », lance Estelle Renard, cofondatrice de la marque BRAI.

Avec sa sœur Loren, cette instapreneure a lancé sa marque en 2016, juste avant que la plateforme se popularise. Sur le compte officiel de BRAI, le duo n’hésite pas à se mettre en scène à travers des vidéos rigolotes qui dévoilent les coulisses de leur société. « Je le fais avant tout parce que ça m’amuse », ajoute-t-elle. Une formule payante puisque BRAI fait partie des jeunes marques emblématiques d’Instagram. Pour preuve, elle a été sélectionnée sur la boutique de Noël éthique lancée sur The Bradery en partenariat avec Instagram. 

 

 
 
 
 
 
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Un véritable écosystème d’instapreneurs

Depuis 3 ans, le réseau social multiplie les événements permettant de rassembler ce nouveau écosystème à l’image du Salon des Instapreneurs lancé il y a 3 ans. « Il est clair qu’il s’est véritablement passé quelque chose sur le marché français.  Nous voulions mettre en avant une nouvelle génération d’entrepreneurs, et montrer comment Instagram les avait aidés. Depuis, ces instapreneurs ont noué de véritables relations entre eux et n’hésitent pas à partager leurs bonnes pratiques. On observe aussi de plus en plus de collaborations entre marques nées sur Instagram, mais aussi avec des enseignes plus installées. Pendant le confinement, on a pu assister à des lives entre Carole Juge (Joone) et les fondateurs de Cheerz », affirme Julie Pellet, Responsable du Développement, Instagram Europe du Sud.

Avec sa chaîne de Podcasts Le Gratin, Pauline Laigneau est l’une des plus proactives en matière de promotion de l’entrepreneuriat. La dirigeante n’hésite pas à livrer personnellement ses conseils. Une manière d’inspirer d’autres femmes et les entraîner dans son sillage.

 

 
 
 
 
 
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D’instapreneure à influenceuse ?

Il est très intéressant de constater que certaines fondatrices ont carrément supplanté les influenceuses elles-mêmes en devenant de vrais leader d’opinion. Il faut dire qu’elles cumulent les atouts : elles sont légitimes de par leur statut d’entrepreneures,  souvent funs, et, pour ne rien gâcher, elles ont  très souvent du style. Prenons le cas de Justine Hutteau (Respire) qui compte tout de même plus de 76,2K abonnés sur sa page perso !

On la retrouve sur une planche de surf, en vespa trip sur la côte italienne ou les joues rougies après avoir couru un marathon. Sur son compte perso, Carole Juge partage aussi son amour des chevaux ou les photos de son mariage. On pourrait même dire qu’elle endosse la casquette d’influenceuse en partageant ses petits secrets de beauté ou encore ses marques de mode préférées.

Ce saut d’instapreneure à influenceuse semble encore plus évident encore pour Anne-Sophie Nadja, fondatrice de la marque Atelier 13. Cette mère de famille chevronnée (4 beaux enfants au compteur) partage de nombreux clichés issus de partenariats avec des marques. Son compte perso, extrêmement bien travaillé visuellement, est suivi par plus de 25K abonnés.

 

 
 
 
 
 
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Un amour des marques pour les instapreneures qu’Estelle Brai nous confirme. « Je reçois de plus en plus de cadeaux d’autres marques. Alors cela m’arrive de partager des coups de cœur, mais je préfère toutefois rester axée sur ma société ».

Jusqu’où se livrer ?

Si pour certaines instapreneures, vie privée et pro se mélangent dans leur flux de contenus –tendance accentuée par le confinement – Estelle nous confie pour sa part avoir déterminé une ligne à ne pas franchir. « Mes enfants sont parfois postés en BRAI, mais ils ne sont pas clairement identifiés. Je trouve que je partage déjà beaucoup, c’est pourquoi j’ai créé un faux compte perso pour réserver mon vrai compte perso à mes amis ».

Car se livrer peut donner l’impression de se faire voler une part de son intimité. Sans oublier l’exposition aux commentaires malveillants. « Il nous arrive de recevoir des messages haineux sur notre marque. C’est rare mais blessant. Dans ces cas-là, nous ne répondons jamais », nous confie Estelle. Notons qu’Instagram a fait de ce combat une top priorité cette année avec la mise en place d’outils, comme par exemple un filtre à partir de mots clefs.

Un passage obligé pour cartonner ?

Si la plupart des fondatrices ont désormais un compte personnel, une marque doit-elle forcément être incarnée personnellement par son créateur ? Pour Julie Pellet, la réponse est non. « On peut très bien représenter sa marque, et que le succès ne soit pas au rendez-vous. Et à l’inverse, je peux vous citer de nombreuses success stories féminines qui se sont faites indépendamment de la mise en avant de leur fondatrice à l’image de Coucou Suzette ou Manucurist. Ce qu’on observe par contre, c’est que beaucoup de marques mettent en avant leurs équipes à l’image de Heimstone ou Modetrotter. Il est clair qu’on s’attache à des personnalités et pas à des produits. Mais pour cela, on n’est pas obligée, en tant que fondatrice, de se mettre en avant ».

 

 
 
 
 
 
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Le storytelling de marque, un point clef

L’essentiel, selon Julie Pellet, est d’être capable de créer un story telling fort pour raconter son histoire et défendre ses valeurs. On peut par exemple aller filmer ses usines, parler de la gestion de ses stocks etc.  « On voit de plus en plus de marques très transparentes qui montrent clairement où elles veulent aller. Cela crée beaucoup de confiance auprès des utilisateurs. C’est l’avantage de pouvoir s’adresser directement à ses clients potentiels, alors qu’autrefois il fallait passer par des canaux de communication traditionnels. Cela demande d’être généreux en contenu pour pouvoir poser des questions, faire réagir les gens. De cette façon, on peut créer une préférence de marque et attirer potentiellement de futurs acheteurs » martèle Julie Pellet.

Vous l’aurez compris, de nombreuses voies mènent au succès et rien ne vous oblige à vous dévoiler personnellement si vous désirez vous développer sur Instagram. Faites-le uniquement si vous en avez véritablement envie, et imposez-vous immédiatement vos propres règles.

Paulina Jonquères d’Oriola

 

 

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