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Comment créer le job de ses rêves ?

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« C’est un peu comme un diamant brut que l’on va travailler afin de le transformer en projet sympa. » Corentin Orsini est un entrepreneur épanoui. Membre de l’équipe de direction de Soon Soon Soon, start-up de conseil en innovation fondée en 2011 et employant une dizaine de personnes, il conçoit l’entrepreneuriat comme un véritable style de vie : « créer son entreprise est un véritable processus, un état d’esprit ». 

Une conception particulière du rapport au travail, et de la vie en général, qu’il décrypte dans un livre, co-signé avec son associé Alexis Botaya, Créez le job de vos rêves et la vie qui va avec. Avec un message : monter une entreprise serait à la portée du plus grand nombre : « La presse a tendance à encenser les entrepreneurs milliardaires aux commandes d’énormes structures, commente Corentin Orsini. Du coup, beaucoup ne s’identifient pas et estiment d’emblée qu’entreprendre suppose de disposer d’un réseau et d’une base financière solide. » A l’écouter, tout le monde pourrait créer sa structure, petite ou moyenne.

Les données publiées par l’Insee en mars dernier vont dans son sens: en 2012, les très petites entreprises (TPE) étaient plus de 2 millions dans l’Hexagone. Un fleurissement de sociétés représentant pas moins de 2, 3 millions de salariés. « Sans être forcément Xavier Niel, beaucoup d’entrepreneurs peuvent parvenir à vivre confortablement de leur activité, » rebondit Corentin Orsini.

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Comment créer le job de ses rêves ?

Le qu’en dira-t-on : aux oubliettes

Et l’entrepreneur de pointer quelques caractéristiques culturelles bridant les envies de certains : « en France, on a toujours peur du « qu’en dira-t-on ». Beaucoup ont tendance à se dire : « si j’échoue, que vais-je devenir, que vont-dire les autres ? » Or, l’échec n’est pas si grave : tous les grands créateurs d’entreprise ont échoué au moins une fois dans leur vie. » Les exemples en effet sont légion : Bill Gates mis la clé sous la porte de sa première société proposant des rapports sur l’état des routes, Akio Morita, le fondateur de Sony, fut le dirigeant malheureux d’une compagnie produisant des autocuiseurs de riz…  

Quant à Walt Disney, la légende raconte que sa première entreprise d’animation, peu fructueuse, lui valut un temps de se nourrir à base d’aliments pour chiens ! «  De plus en plus, les langues se délient autour de l’échec en France, » admet Corentin Orsini, relevant l’exemple des Failcon, ces conférences au cours desquelles des entrepreneurs accomplis parlent ouvertement de leurs échecs.

Tout le monde a des bonnes idées

Dans leur ouvrage, les dirigeants de Soonsoonsoon déconstruisent également certaines pensées communément admises, notamment celle selon laquelle une bonne idée ne se partagerait pas. Ce serait même la pire des choses à faire, assure Corenti Orsini.

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« En restant dans son coin, on a neuf chances sur dix de se planter et de construire quelque chose correspondant mal au marché, » développe-t-il. Une idée se partage, se teste auprès de ses proches et personnes de confiance. « Les chances que quelqu’un vole une idée, la mette en place, sont très minimes », relève l’entrepreneur. « Tout le monde a des idées géniales. La différence consiste à se lancer. »

Justement, pour franchir cette marche qui parfois nous effraie, quels sont ses remèdes ? « Prévoir un petit filet de sécurité et avoir conscience que les choses ne vont pas se décanter du jour au lendemain, mais au bout de quelques mois, voire de quelques années. » Sauter dans le vide oui, mais avec un parachute en quelque sorte.

Puis surtout, « ne pas hésiter à être ouvert d’esprit, à modifier voire transformer son idée en cours de route afin de mieux l’adapter au marché. » Une démarche surnommée « pivoter » dans le jargon des entrepreneurs. Une option pour laquelle a par exemple opté Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Criteo. Alors que son entreprise s’articulait à l’origine autour de la recommandation de films cinématographiques, il a réorienté son concept vers la publicité en ligne.

Entreprendre suppose donc d’aimer tester, prendre des risques, et travailler… « Au regard du temps qu’un entrepreneur consacre à son travail, il a intérêt à choisir un domaine qui le passionne », s’amuse Corentin Orsini.

Les gardes-fous

Un dernier élément à la base de l’enthousiasme de ce jeune entrepreneur de 31 ans, par ailleurs père de famille : « lorsque l’on se lance dans un projet qui nous fait vibrer, on n’a pas l’impression de travailler tout le temps, mais au contraire d’être dans une sorte d’entre deux entre vies perso et pro. » Un rythme soutenu, certes, mais permettant selon lui d’aménager ses rythmes de vie : « les horaires sont plus flexibles, l’organisation est beaucoup plus libre que pour employé », témoigne cet ancien salarié. « A condition bien sûr de s’imposer des garde-fous et de ne pas considérer que son existence se résume à son entreprise, » alerte-t-il. « De toute façon, il est toujours sain pour un fondateur d’entreprise d’aller chercher de l’inspiration ailleurs que dans la sphère professionnelle, » conclut-il. Car un entrepreneur reste avant tout un créateur…

@clairebauchart

 

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