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73% des femmes journalistes victimes de harcèlement en ligne

73% des femmes journalistes victimes de harcèlement en ligne
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Selon l'UNESCO, près de trois quart des femmes journalistes déclarent avoir été victime ou être victime d'une forme de harcèlement en ligne.

Mais ce n’est pas la seule donnée frappante contenue dans ce rapport rendu public vendredi par l’Unesco. Ce dernier comprend en effet une enquête mondiale menée auprès de 901 journalistes originaires de 125 pays étayée par 173 entretiens approfondis, 15 études de cas par pays et l’analyse de plus de 2,5 millions de messages Facebook et Twitter visant deux journalistes d’investigation, la Britannique Carole Cadwalladr et l’Americano-philippine Maria Ressa, lauréate 2021 du Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano….

Les résultats révèlent également que si 64% des journalistes blanches déclarent avoir subi des violences en ligne, ce taux bondit à 81% pour les journalistes noires ! Par ailleurs, parmi les journalistes harcelées en ligne, 20% déclarent avoir souffert d’un prolongement de ces cyber attaques dans leur vie réelle. 

Une misogynie rampante qui prend plusieurs formes : elle peut aller d’attaques ponctuelles de niveau inférieur (insultes), à des agressions constantes ou répétées (harcèlement), et peut même se caractériser par des attaques à plus grande échelle, caractérisées par des menaces extrêmes. 

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«La misogynie s’ajoute à d’autres formes de discriminations: les femmes journalistes noires, lesbiennes ou d’une certaine religion, par exemple, subissent beaucoup plus de discriminations», constate auprès de l’AFP Saorla McCabe, conseillère principale pour le développement de la communication, de l’information et des médias à l’Unesco.

Les femmes journalistes, cibles à des degrés divers 

Les attaques subies par les femmes journalistes sont «très souvent axées sur des caractéristiques personnelles comme leur physique, leur origine ethnique ou culturelle plutôt que sur le contenu de leur travail», précise Saorla McCabe. En effet, si les attaques en ligne ont touché 64% des journalistes blanches et 72% des journalistes hétérosexuelles, elles ont concerné 81% des journalistes noires et 88% des journalistes lesbiennes ! 

Sur internet, mais également dans la vie réelle…

Donnée encore plus inquiétante, le rapport suggère que les cyberviolences rejaillissent également dans le monde physique. 20% des journalistes interrogées affirment en effet avoir subi des agressions, injures et harcèlement hors ligne liés aux cyberattaques. Ce taux bondit à 53% pour les femmes journalistes arabes, d’après l’Unesco.

Ces attaques ont – bien entendu – des répercussions lourdes sur la santé émotionnelle de leurs victimes. 30% des journalistes interrogées affirment même avoir recours à l’auto censure pour s’en protéger.  

Souvent, les actes de cyberviolence ont lieu sur des réseaux sociaux comme Twitter, posant la question de la responsabilité pour ces plateformes et leurs modérateurs… 

Emma Rouan

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