METHYS Dx : le test sanguin qui en finit avec l’attente pour détecter une récidive de cancer
Dix ans de recherche académique au CNRS, des centaines de publications et de conférences, puis un saut vers l’entrepreneuriat pour que l’innovation bénéficie enfin aux patients. Dr Valérie Taly est la cofondatrice de METHYS Dx, scale-up deeptech qui a mis au point M*Detect : un test capable de détecter une récidive de cancer dans une simple prise de sang, pour 50 à 100€ là où les solutions concurrentes dépassent les 1 000€.
Lauréate du Prix Scale-Up des Business O Féminin Awards 2026, elle nous parle de rigueur scientifique, de courage entrepreneurial et de l’ambition de démocratiser la médecine de précision.
Vous êtes directrice de recherche au CNRS, avec plus de 10 ans de recherche académique financée sur fonds publics. À quel moment avez-vous décidé que vos travaux devaient sortir du laboratoire pour devenir un outil clinique réel ?
Dr Valérie Taly : J’ai été recrutée au CNRS en 2006 et j’ai commencé à travailler sur le développement d’outils innovants pour l’oncologie dès 2008, dans le cadre d’une collaboration avec le Pr Pierre Laurent-Puig. En 2011, j’ai rejoint son laboratoire pour y créer un groupe de recherche entièrement dédié à ces développements.
Très tôt, notre objectif a été de faire en sorte que ces innovations puissent bénéficier concrètement aux patients. La recherche académique nous a permis de démontrer la pertinence scientifique et l’efficacité de notre approche. En revanche, transformer une innovation de laboratoire en un produit robuste, validé et accessible aux cliniciens nécessite des compétences, des investissements et une organisation qui relèvent du monde entrepreneurial.
La création de l’entreprise s’est donc imposée naturellement comme la meilleure voie pour porter cette ambition jusqu’au patient. Notre vision est de transformer le suivi des personnes atteintes de cancer en permettant une surveillance plus précise et plus réactive de l’évolution de leur maladie. Et ce, dans n’importe quel laboratoire équipé, et à un coût compatible avec les systèmes de santé.
Nous avons créé cette société parce que nous étions convaincus d’être les mieux placés pour conduire cette technologie jusqu’à son application clinique. Le tout en restant fidèles à sa vocation première : améliorer la prise en charge des patients. Je tiens également à souligner le rôle essentiel joué par nos institutions de tutelle et société de transfert de technologie qui nous ont accompagnés et soutenus à chaque étape de ce processus de transfert de la recherche vers l’innovation.
M*Detect permet de détecter une récidive de cancer dans une simple prise de sang, parfois des semaines avant que l’imagerie ne la détecte. Pour nos lectrices qui ne sont pas scientifiques, comment expliquez-vous ce que ça change concrètement pour une patiente ?
Kit M*Detect
Dr Valérie Taly : En effet, différentes études cliniques observationnelles ont montré que nos outils permettent d’identifier les patients présentant le risque le plus élevé de récidive ou de progression de la maladie. Cela a également permis d’évaluer très précocement l’efficacité d’un traitement, parfois après seulement un ou deux cycles de thérapie.
Concrètement, pour les patient.e.s, cela signifie que l’on peut disposer d’informations sur l’évolution de sa maladie bien plus tôt qu’avec les méthodes traditionnelles. Cela permettrait de ne pas attendre que la progression soit visible à l’imagerie pour réagir et permettra aux médecins de prendre des décisions plus rapidement et de manière plus personnalisée et ce, grâce à une simple prise de sang.
Si un traitement semble efficace, cela peut conforter sa poursuite. À l’inverse, si les résultats montrent très tôt qu’il ne fonctionne pas ou pas suffisamment, le médecin pourra envisager une autre stratégie sans attendre plusieurs mois. De même, pour les patient.e.s à risque élevé de récidive, le suivi peut être renforcé afin de détecter une éventuelle reprise de la maladie le plus tôt possible.
En résumé, l’enjeu est de permettre un suivi beaucoup plus personnalisé, adapté à la situation de chaque patient.e. Notre ambition est d’aider les cliniciens à prendre les bonnes décisions au bon moment, afin d’améliorer les chances de succès des traitements tout en évitant des traitements inutiles ou inefficaces.
Vous avez fait le pari de cibler la méthylation de l’ADN plutôt que les mutations génétiques, une approche encore peu répandue dans le diagnostic de routine. Pourquoi ce choix, et en quoi est-il plus robuste ?
Méthylation
Dr Valérie Taly : Nous avons fait le choix de nous appuyer sur les marqueurs de méthylation de l’ADN, car cela nous permettait de cibler des altérations qui apparaissaient très tôt dans le développement de la maladie. De plus, ces marqueurs sont généralement partagés par la grande majorité des patients atteints d’un même type de cancer.
Cela représente un avantage majeur : avec un nombre limité de marqueurs, nous pouvons concevoir un test applicable à l’ensemble des patients avec un cancer donné (par exemple le cancer du côlon). À l’inverse, les mutations génétiques sont souvent beaucoup plus hétérogènes. Deux patients atteints du même cancer peuvent présenter des profils mutationnels très différents, ce qui nécessite :
soit de développer un test personnalisé à partir de l’analyse préalable de leur tumeur,
soit de recourir à des technologies de séquençage complexes et coûteuses.
La méthylation offre ainsi une approche plus robuste et plus facile à déployer à grande échelle. Notre technologie ne nécessite pas d’avoir accès au tissu tumoral du patient avant l’analyse sanguine, ce qui simplifie considérablement le parcours diagnostique.
Concrètement, cela nous permet de proposer un test réalisable dans n’importe quel laboratoire équipé, avec un coût maîtrisé, un délai de rendu rapide et une accessibilité compatible avec une utilisation de routine. C’est selon nous une condition essentielle pour que ces innovations bénéficient au plus grand nombre de patients. Et pas seulement à quelques centres experts.
Un test M*Detect coûte entre 50 et 100€, contre plus de 1000€ pour les approches concurrentes par séquençage. Cette accessibilité économique, c’est une décision stratégique ou une contrainte technique devenue un atout ?
Dr Valérie Taly : Il s’agit d’une décision stratégique. Dès le départ, nous avons voulu développer une technologie qui puisse être utilisée largement et bénéficier au plus grand nombre de patients. Pas uniquement à ceux suivis dans quelques centres experts disposant de plateformes de séquençage très sophistiquées.
Notre réflexion est partie d’un besoin médical concret. Si l’on veut que le suivi moléculaire du cancer devienne un outil de routine, il doit être simple, rapide et économiquement soutenable pour les systèmes de santé. Une technologie performante mais trop coûteuse ou trop complexe à déployer ne peut pas avoir l’impact que nous recherchons.
C’est pourquoi nous avons fait le choix d’une approche fondée sur la méthylation de l’ADN, qui permet d’obtenir des performances élevées tout en maîtrisant les coûts. Le fait de pouvoir proposer un test entre 50 et 100 euros n’est donc pas une conséquence fortuite de la technologie. C’était un objectif dès le départ.
Notre ambition est que chaque patient puisse avoir accès à ce type de suivi, quel que soit son lieu de prise en charge. En rendant le test réalisable par n’importe quel laboratoire de biologie moléculaire, avec un coût modéré et un délai de rendu de résultat court, nous levons l’un des principaux freins à la démocratisation de la médecine de précision.
Plus de 20 publications dans des revues à fort impact, 75 conférences internationales, des clients comme Gustave Roussy et Servier… Comment construit-on cette crédibilité scientifique quand on est une scale-up qui doit aussi vendre ?
Dr Valérie Taly : Une grande partie de cette crédibilité scientifique a été construite bien avant la création de METHYS Dx. Notre technologie repose sur plus de dix ans de recherche académique menée au sein d’institutions de premier plan, avec des résultats qui ont été validés et publiés dans des revues scientifiques internationales reconnues. Nos biomarqueurs ont également été protégés par des brevets.
En créant METHYS Dx, nous n’avons pas quitté cet écosystème scientifique. Nous avons au contraire cherché à l’étendre. Par ailleurs, nous continuons à travailler en étroite collaboration avec des chercheurs, des cliniciens, des centres hospitaliers universitaires et des instituts de recherche de référence. Nos clients et partenaires, comme la Fédération Française de Cancérologies Digestive et des grands CHUs (Nice, Nantes, Poitiers), sont eux-mêmes producteurs de recherche de très haut niveau.
Notre crédibilité repose donc à la fois sur nos travaux fondateurs, sur les données que nous générons aujourd’hui et sur celles produites par nos partenaires dans le cadre de leurs propres études cliniques.
Dans notre secteur, on ne choisit pas entre science et business : la science est précisément ce qui rend le business possible. Nos meilleurs ambassadeurs sont les cliniciens et les chercheurs qui utilisent nos solutions, produisent des résultats et les partagent avec la communauté médicale internationale.
Vous avez cofondé METHYS Dx avec la Dr Magali Droniou : vous à la vision scientifique, elle à l’exécution opérationnelle. C’est rare dans la deeptech d’avoir une gouvernance aussi clairement partagée. Comment fonctionne ce tandem au quotidien ?
Dr Valérie Taly : Magali et moi nous connaissons depuis plus de dix ans et nous partageons un point commun essentiel : une solide formation scientifique et la conviction que les innovations issues de la recherche doivent pouvoir bénéficier au plus grand nombre.
Au fil de sa carrière, Magali s’est spécialisée dans l’entrepreneuriat et la valorisation de la recherche. Son expérience comme cofondatrice de Stilla, une entreprise française devenue une référence dans son domaine et aujourd’hui acquise par Biorad, puis à la tête des activités de licensing de la SATT Lutech, lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie de l’écosystème de l’innovation, du financement et du développement d’entreprise.
De mon côté, j’apporte l’expertise scientifique qui est à l’origine de la technologie, ainsi qu’une forte proximité avec les cliniciens, les chercheurs et les besoins du terrain. J’ai également développé au fil des années un réseau académique et clinique important. Il contribue aujourd’hui au développement de METHYS Dx.
Cette complémentarité est l’une de nos forces. Au quotidien, chacune apporte son expertise dans son domaine, tout en partageant une vision commune des besoins et requis techniques, de la stratégie et de l’ambition de l’entreprise. Nous échangeons en permanence sur les orientations scientifiques, cliniques, opérationnelles et corporate. Cela nous permet de prendre des décisions rapidement et de façon alignée.
Je pense que notre tandem fonctionne parce qu’il repose à la fois sur la confiance, une culture scientifique commune et des compétences très complémentaires. Nous parlons le même langage, mais nous regardons les défis sous des angles différents. Cette diversité de perspectives est extrêmement précieuse pour construire une entreprise de deeptech en santé.
Passer du monde académique (ses rythmes, ses pairs, sa logique de publication) à celui de la startup avec ses impératifs de revenus et d’investisseurs, ça représente quel choc culturel ?
Dr Valérie Taly : Il y a effectivement un changement de culture important. Mais probablement moins radical qu’on ne l’imagine. Ce qui m’a le plus marqué au début, c’est la façon de communiquer. En recherche académique, nous sommes formés à remettre en question nos hypothèses en permanence, à détailler les limites de nos travaux et à présenter toute la complexité d’un sujet. Dans le monde de l’entreprise, il faut être capable d’expliquer une vision, une proposition de valeur et un plan d’exécution de façon beaucoup plus simple et plus directe.
J’ai donc dû apprendre à présenter notre projet différemment, à simplifier certains messages sans jamais perdre la rigueur scientifique qui est au cœur de notre démarche. Cet exercice n’est pas toujours naturel pour un chercheur.
Les enjeux financiers ont également constitué un apprentissage important. La relation avec les investisseurs, la gestion de la trésorerie ou encore la planification du développement de l’entreprise sont des sujets auxquels un académique est généralement peu exposé. Il y a aussi une responsabilité particulière lorsque des collaborateurs rejoignent l’aventure : leurs emplois dépendent directement de la capacité de l’entreprise à atteindre ses objectifs et à financer sa croissance.
Cela dit, je crois qu’il existe aussi de nombreuses similitudes entre le monde académique et celui de l’entrepreneuriat. La recherche est déjà un environnement très compétitif, avec une forte pression sur les résultats, les publications et l’obtention de financements. D’une certaine manière, lever des fonds pour une startup et obtenir des financements pour des projets de recherche reposent sur une logique assez proche : il faut convaincre, démontrer la valeur de sa vision et être capable de l’exécuter.
Au final, je ne parlerais pas d’un choc culturel. Plutôt d’un élargissement de perspective. J’ai conservé les exigences de rigueur et d’excellence de la recherche académique, tout en apprenant à les mettre au service d’un projet entrepreneurial dont l’objectif est d’avoir un impact concret pour les patients.
Travailler chaque jour sur des outils destinés aux patients en oncologie, c’est une responsabilité particulièrement lourde à porter. Comment vous situez-vous par rapport à ça, personnellement ?
Dr Valérie Taly : Je ne le vis pas tant comme un poids que comme une responsabilité. Et, surtout, comme une motivation quotidienne. Nous connaissons tous, dans notre entourage, des personnes qui ont été confrontées au cancer et aux traitements parfois lourds, longs et associés à des effets secondaires importants. Pouvoir contribuer, même modestement, à améliorer leur prise en charge est une source d’engagement très forte.
Ce qui me guide, c’est l’idée que les outils que nous développons peuvent aider les médecins à prendre des décisions plus précises et plus rapides, et ainsi permettre un suivi plus personnalisé des patients. Nous ne prétendons pas résoudre seuls tous les défis de l’oncologie. En revanche, nous participons à un effort collectif qui mobilise chercheurs, cliniciens, soignants et patients pour faire progresser la médecine.
C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons renforcer le dialogue avec les patients et les associations de patients. Comprendre leur vécu, leurs attentes, leurs inquiétudes et les difficultés qu’ils rencontrent est essentiel. Au-delà de la performance scientifique ou technologique, il est important que nos solutions répondent à des besoins réels et apportent une valeur concrète dans leur parcours de soins.
Au fond, ce qui m’importe le plus, c’est de savoir que les années passées en recherche peuvent se traduire par un bénéfice tangible pour les patients. C’est probablement la plus belle justification de notre travail et de notre engagement.
Vous développez en parallèle Onco-Me, une solution ciblant les cancers à un stade plus précoce, avec une technologie de détection inédite. Qu’est-ce que ce produit va changer par rapport à ce que fait déjà M*Detect ?
Dr Valérie Taly : M*Detect est aujourd’hui particulièrement adapté pour le suivi des patients atteints de cancers avancés ou localement avancés. Dans ces situations, la quantité d’ADN tumoral circulant dans le sang est généralement suffisante pour permettre une détection et un suivi très efficaces.
Les cancers à un stade plus précoce représentent un défi différent. La quantité d’ADN tumoral libérée dans la circulation sanguine est beaucoup plus faible, ce qui nécessite des outils encore plus sensibles, capables d’analyser un nombre plus important de marqueurs tout en maintenant un très haut niveau de précision.
C’est précisément notre ambition avec Onco-Me. Cette nouvelle solution repose sur une technologie innovante qui vise à détecter des quantités d’ADN tumoral beaucoup plus faibles. Elle permettra ainsi d’étendre le suivi moléculaire aux patients atteints de cancers précoces et de détecter d’éventuelles récidives de manière encore plus anticipée.
Pour les patients, l’enjeu est majeur : plus une récidive ou une reprise évolutive de la maladie est détectée tôt, plus les médecins disposent de marges de manœuvre pour adapter la prise en charge et intervenir rapidement.
Onco-Me s’inscrit donc dans la continuité de M*Detect, et adresse les applications auxquelles M*Detect ne peut répondre : rendre le suivi par biopsie liquide performant même lorsque la maladie est présente à des niveaux extrêmement faibles.
Cette innovation est également le fruit d’une collaboration scientifique de longue date avec l’ESPCI Paris. Deux chercheurs de premier plan, Yannick Rondelez et Guillaume Gines, cofondateurs de METHYS Dx, ont joué un rôle déterminant dans le développement de cette technologie. Elle illustre également la richesse des synergies entre recherche académique de haut niveau et innovation entrepreneuriale au service des patients.
Vous incarnez un parcours rare : chercheuse de haut niveau, entrepreneuse, et maintenant lauréate d’un prix national dédié aux femmes. Quel message adresseriez-vous à une jeune chercheuse qui hésite à franchir le pas de l’entrepreneuriat ?
Dr Valérie Taly : Je suis toujours prudente avec ce type de message, parce qu’il n’existe pas une seule façon de réussir ni un parcours idéal. Ce que je dirais avant tout, c’est qu’il faut franchir le pas lorsqu’on est profondément convaincue de la valeur de son innovation et de son potentiel d’impact.
L’entrepreneuriat est une aventure passionnante, mais aussi exigeante. Il faut être consciente des difficultés, de l’incertitude et de l’énergie que cela demande. Pourtant, c’est aussi une expérience extrêmement stimulante, qui permet de voir ses travaux prendre vie et avoir un impact concret.
J’ai souvent observé, y compris dans le monde académique, que beaucoup de femmes ont tendance à attendre d’être parfaitement prêtes avant de se lancer. Elles veulent acquérir une compétence supplémentaire, obtenir une validation de plus, faire encore un peu mieux avant d’oser. Or, on n’est jamais totalement prêt à devenir entrepreneur.
Bien sûr, il faut se donner les moyens de ses ambitions, travailler, apprendre et s’entourer des bonnes personnes. Mais à un moment donné, il faut aussi accepter une part d’inconnu et avoir le courage d’essayer.
Un autre point essentiel est de ne pas rester seule. Savoir s’entourer, aussi bien dans sa vie professionnelle que personnelle, est un facteur clé. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur des collaborateurs, des mentors, des partenaires et des proches qui m’accompagnent dans cette aventure.
Si je devais résumer mon message en une phrase, ce serait : n’attendez pas d’être parfaitement prête pour oser. La confiance vient souvent après l’action, pas avant. Et lorsque l’on croit profondément en son projet, l’entrepreneuriat peut devenir une formidable façon de transformer une idée en impact réel pour la société.
Vous remportez le prix Scale-Up des Business O Féminin Awards 2026, une récompense qui salue autant le chemin parcouru que le potentiel à venir. Pour une scientifique habituée à être jugée par ses pairs académiques, qu’est-ce que ça fait d’être reconnue dans l’univers entrepreneurial ?
Dr Valérie Taly : Tout d’abord, c’est une récompense que je partage pleinement avec Magali Droniou, cofondatrice. C’est d’ailleurs elle qui a réalisé le pitch devant le jury. Plus largement, ce prix récompense le travail de toute l’équipe METHYS Dx.
En tant que scientifique, j’ai effectivement l’habitude d’être évaluée par mes pairs à travers les publications, les projets de recherche ou les résultats scientifiques. Être reconnue dans l’univers entrepreneurial est une expérience différente, mais tout aussi gratifiante. Elle valorise non seulement l’excellence scientifique, mais aussi la capacité à transformer cette science en innovation concrète et en impact pour les patients.
Je suis très fière de cette distinction. Elle constitue une reconnaissance du chemin parcouru depuis les premiers travaux de recherche jusqu’au développement d’une entreprise innovante. C’est aussi un encouragement à poursuivre nos efforts et à porter nos ambitions encore plus loin.
Au-delà de l’aspect personnel, ce prix offre une visibilité importante à METHYS Dx. C’est une belle vitrine pour nos technologies, mais aussi pour l’ensemble des partenaires, investisseurs, chercheurs et cliniciens qui nous accompagnent depuis le début de l’aventure. Nous ne serions pas là sans leur confiance et leur soutien.
Ce que j’apprécie particulièrement dans cette récompense, c’est qu’elle montre qu’il est possible de construire un pont entre recherche académique et entrepreneuriat. Pour moi, elle symbolise la reconnaissance d’un parcours de transfert de l’innovation, depuis le laboratoire jusqu’au applications potentielles pour le patient.