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Freelance : 10 conseils pour réduire son impact environnemental

impact environnemental

Inutile d’être une grande entreprise pour se soucier de son impact environnemental. A son échelle, en tant que freelance, il est aussi possible d’avoir des gestes plus éco-responsables sur divers pans de son activité professionnelle. Voici 10 astuces à adopter !

Voici nos 10 conseils pour réduire son impact environnemental

Prolonger la durée de vie de son matériel

« Dans le monde, 4 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues au numérique. On estime que cette part devrait atteindre 6 % en 2025 », constate Pauline Hantz, senior coach carbone chez Sami, une société qui aide les entreprises à piloter leur stratégie climat. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, nos appareils numériques sont responsables de plus de 60 % de ces émissions. L’experte explique que l’on garde en moyenne nos appareils numériques deux ans. L’un des premiers impacts que les freelances peuvent avoir consiste donc à prolonger la durée de vie de leur matériel informatique en le gardant quelques années de plus et en le réparant si besoin. Conserver au moins deux années de plus son ordinateur, c’est déjà réduire de 50 % son impact sur ce poste.

Acheter reconditionné

Besoin d’un nouveau smartphone ou d’un nouvel ordinateur ? Plutôt que de commander un appareil neuf, mieux vaut s’orienter vers un produit reconditionné. « Un ordinateur reconditionné représente environ 46 kg de Co2 contre 230 kg de Co2 pour un ordinateur neuf, soit cinq fois moins d’émissions de gaz à effet de serre », informe Pauline Hantz. Diverses sociétés (Rzilient, Back market…) proposent des produits numériques reconditionnés à l’achat ou parfois même à la location. Une alternative écologique… et économique.

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Choisir un hébergeur « vert » impact environnemental

Pour promouvoir son activité professionnelle, la création d’un site Internet est une étape importante. Là aussi on peut réduire son empreinte carbone en choisissant bien son hébergeur de site web. Les hébergeurs possèdent des data center, des centres contenant de gros serveurs pour stocker tous les sites Internet, or ceux-ci sont gourmands en énergie. « Quand on se rend sur un site Internet, on va chercher la donnée jusqu’au data center, elle se charge et nous est renvoyée. On peut choisir un data center « vert » local pour réduire le trajet des données. Certains data center réutilisent la chaleur des serveurs pour chauffer un bâtiment par exemple », explique Tiphanie Lecoq, cheffe de projets digitaux éthiques et responsables chez MORI digital et ancienne ingénieure en environnement. Des hébergeurs comme Planet hoster, Infomaniak ou IONOS, par exemple, utilisent des énergies renouvelables pour leurs serveurs.

Alléger son site web

Tout ce qui concerne le fait de limiter l’impact de son site Internet s’appelle l’éco-conception. C’est ce qui est le plus important aux yeux de Tiphanie Lecoq pour réduire son impact écologique quand on est freelance. Pour y parvenir, on essaye de  simplifier au maximum son site web, d’alléger la taille des images. « Des images en .jpg seront mieux que du .png. Sur Internet, il y a un nouveau format compressé qui s’appelle WebP. Des sites comme WordPress transforment les images que vous proposez en image .webp sur tous les navigateurs où c’est possible ce qui allège les photos », explique la cheffe de projet digital. On intègre aussi les images à la taille à laquelle elles doivent apparaître pour éviter un ajustement coûteux en énergie. Si l’on tient à mettre des vidéos ou des gifs animés sur son site Internet, on peut ainsi compenser en allégeant d’anciennes images.

Adapter ses newsletters

La newsletter est un bon outil de communication très à la mode mais on réfléchit à sa pertinence. Est-ce utile d’en envoyer une tous les jours, ou plutôt toutes les semaines ou les deux semaines ? Est-ce que ça vaut le coup de mettre une vidéo à chaque fois ? Une image n’est-elle pas mieux ?

Prendre un moteur de recherche éco-responsable et éthique

Près de 80% des internautes français effectuent leurs recherches sur ordinateur via Google, selon la statistiques de Statcounter en janvier 2022. Mais d’autres moteurs de recherche veillent à protéger l’écosystème numérique, le respect des données personnelles et permettent même, pour certains, de financer à chacune des recherches des actions pour l’environnement. Quelques noms : Ecosia, Lilo, Ecogine…

Adopter les écogestes numériques 

« Si Internet était un pays, ce serait le 6ème pays le plus polluant sur Terre. Si chaque utilisateur fait un petit geste, ça augmente l’impact général », lance Tiphanie Lecoq. Comment ? En changeant quelques habitudes comme le fait de ne pas laisser trop d’onglets ouverts sur son ordinateur. Dans ses mails, on préfère les liens de partage aux pièces jointes. On diminue la qualité des vidéos que l’on regarde pour diminuer le flux d’informations utilisé. « Pour les visioconférences, on utilisera plutôt Google Meet que Zoom. Une étude d’avril 2021 du site Greenspector montre qu’en moyenne 1 mn de visioconférence sur Google Meet c’est 0,164 g de Co2 contre 0,225 g par minute sur Zoom. Ça peut paraître un détail mais selon l’activité des freelances en visioconférence, ça peut avoir un impact sur l’année », glisse Pauline Hantz. 

Même si ce ne sont pas les actions qui ont le plus d’impact sur la pollution numérique, on peut aussi vider régulièrement sa boîte mail et se désabonner de certaines newsletters que l’on n’ouvre jamais.

Réduire ses consommables pour un impact environnemental efficace

On réfléchit à ce que l’on imprime pour consommer moins de papier et de cartouche d’encre. Si possible, on privilégie les cartouches réutilisables au lieu des jetables.
Et pour réduire sa consommation électrique, on éteint complètement son ordinateur au lieu de le laisser en veille. On évite de surchauffer son bureau. On peut là aussi se tourner vers un fournisseur d’électricité verte comme Ilek qui propose des énergies éoliennes ou hydroélectriques. 

Gérer ses déplacements

Quand l’activité professionnelle nécessite des déplacements, dans l’idéal on privilégie les transports en commun. « 1 km en voiture ça équivaut à une émission de 200 g de CO2, tandis qu’en bus c’est 74 g et en métro 3 g. Quant au TGV c’est 2 g de Co2 par km contre 230 g de Co2 par km pour l’avion. Avoir ces ordres de grandeur en tête permet de faire des choix plus avantageux sur ses déplacements », commente Pauline Hantz.

Choisir ses collaborateurs 

Pas toujours évident de s’offrir le luxe de ne travailler qu’avec des clients qui partagent ces valeurs éco-responsables, notamment quand on débute son activité. Mais la senior coach carbone de Sami assure que de plus en plus d’entreprises font des chartes éthiques et RSE pour leurs fournisseurs. « C’est très important pour elles d’être exemplaires sur leurs achats et les prestataires avec lesquels elles travaillent. Si le freelance est aussi dans cette démarche, ça peut être un facteur de choix car dans le cadre de leur bilan carbone, elles vont aussi calculer l’impact de leurs collaborateurs. S’il a déjà mis en place des choses pour baisser son impact, ce sera bénéfique pour cette entreprise », souligne Pauline Hantz. Finalement, cette démarche mise en avant permet aussi d’attirer à soi des entreprises soucieuses de ces enjeux.

Dorothée Blancheton

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