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Ces applications qui lorgnent sur vos assiettes

foodtech : ces applications qui lorgnent sur vos assiettes
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Le smartphone, meilleur outil des amateurs de bonne chair ? C’est la conviction des entrepreneurs de la foodtech. Mariage de l’alimentation et de la tech, le concept, plus qu’une tendance, est en passe de devenir une véritable industrie, pesant Outre-Atlantique, quelques centaines de millions de dollars d’investissement annuels.

« Les livres, les CD ou encore les vêtements ont migré du offline vers le online via des entreprises types Amazon ou Sarenza. L’un des derniers secteurs à ne pas avoir connu cette transformation était l’alimentation. » Grégoire Roty entend ainsi transformer la corvée des courses alimentairesvos assiettes

Comment ? Via QuiToque, la foodtech qu’il a cofondée avec deux acolytes : Etienne Boix et Céline Nguyen. Le principe : les clients s’inscrivent sur la Toile et reçoivent chez eux des paniers repas, truffés de produits frais, accompagnés de recettes réalisables en moins d’une demi-heure. Des box, haut de gamme et hebdomadaires, estampillées « classiques », « végétariennes » ou « familiales », oscillant entre 57 et 109 euros.

« Le but est que nos clients mangent mieux tout au long de la semaine, » assure Céline Nguyen, tête pensante des repas proposés par la start-up. « Nous livrons un service clé en main en proposant des recettes saines et de saison. Avec un challenge : les varier chaque semaine. »

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Un marché gargantuesque

Près de 3000 repas sont ainsi livrés chaque semaine dans toute la France par les livreurs de QuiToque, lancée en 2012 sous le nom de Cookin’The World. Un concept qui a su séduire certains investisseurs et non des moindres : en février dernier, les trois entrepreneurs ont finalisé une levée de fonds d’un million et demi d’euros auprès notamment de 360 Capital et d’Isai, le fonds d’investissement des entrepreneurs d’Internet, comptant parmi ses fondateurs Pierre Kosciusko-Morizet ou encore Geoffroy Roux de Bézieux. « Ils ont déjà perçu le fait que la technologie était au cœur de notre business, avec des opportunités de marché énormes, » assure Grégoire Roty.

Des opportunités que ces investisseurs experts de la tech n’ont pas été les premiers à flairer. Leurs homologues américains démontrent depuis plusieurs années déjà leur appétit pour les foodtech. Ainsi, en 2014, plusieurs centaines de millions de dollars ont été investis sur ces start-ups gourmandes, selon les estimations du cabinet de conseil américain Rosenheim Advisors. En Europe, les leaders du secteur comptent l’allemand Foodora ou le britannique Deliveroo, fort d’une levée de fonds de 25 millions de dollars réalisée en janvier 2015.

Paris, « smart » pour rester leader gastronomique

Uber quant à elle, fidèle à son image d’incarnation de la disruption digitale, a lancé ces derniers mois UberEats : la société de VTC propose ainsi de se faire livrer un plat, en moins de 10 minutes, grâce à son application. Un nouveau service disponible depuis le printemps 2015 à New York et Chicago, et mis en place en Octobre dernier à Paris.

Reine mondiale de la gastronomie depuis des siècles, la capitale, bien qu’accusant un certain retard sur la question par rapport au monde anglosaxon, n’entend pas pour autant rater le virage des plats connectés. Dans cette optique, la Ville de Paris, à travers son agence d’innovation Paris & Co, lance cette année un incubateur dédié à l’alimentation, baptisé Smart Food Paris. « La France doit garder son leadership en matière alimentaire, » commente Clément Chevrette, de Paris&Co. « Le but est de faire émerger des jeunes pousses actives sur les nouveaux usages de consommation et de faciliter leur rencontre avec les acteurs installés du secteur. »

Une douzaine de start-ups devrait ainsi s’installer dans le 20ème  milieu d’année, pour une initiative soutenue par des mastodontes de l’industrie agroalimentaire, notamment Carrefour ou Danone. « Cela permet aux grands groupes de démocratiser leur accès à la technologie », assure Clément Chevrette. « Ils sont dans une logique d’open innovation et veulent découvrir ce qui se passe en dehors de leur environnement R et D. »

Des jeunes pousses aux yeux plus gros que le ventre ?

Une façon surtout pour ces entreprises historiques du secteur d’anticiper leur possible disruption. Car, alors que les premières foodtech se contentaient essentiellement de faire de la livraison, ou de passer des partenariats avec des restaurants, à l’instar de LaFourchette, la nouvelle génération de start-ups dédiées à l’alimentation entend maîtriser tous les maillons de la chaîne, production comprise.

« Pour chaque catégorie de produit, notre ambition consiste à nous rapprocher le plus possible du producteur afin de mettre en place un circuit ayant plus de sens que celui de la grande distribution », expose Grégoire Roty. « Notre technologie nous permet d’anticiper ce que nos clients attendent, et de trouver les meilleurs produits en fonction des saisons », poursuit-il, précisant que les aliments Qui Toque sont d’origine France à 80%.

Un souci du bien-être des clients d’un côté, doublé d’une conviction que l’avenir s’écrira sous le signe de la durabilité. « Notre modèle permet de limiter le gâchis alimentaire, » conclut le cofondateur de QuiToque. « Les grandes surfaces sont contraintes d’approvisionner leurs rayons en permanence, générant ainsi énormément de pertes, là où notre concept permet de limiter la consommation aux besoins. »

@clairebauchart

 

 

 

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