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Egalité femmes-hommes et augmentation du PIB : même combat !

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À travers l'étude "Power of Parity" menée depuis 2015, McKinsey & Co souhaite entre autre prouver que les actions prises pour atteindre l’égalité femmes-hommes sont aussi bénéfiques pour l’économie et la société dans son ensemble. L’étude révèle que, pour que cela soit le cas, il faut agir vite et ne pas attendre que la crise actuelle soit passée pour prendre des mesures.

Des emplois et des habitudes genrées

Selon McKinsey & Co, les emplois des femmes sont 1,8 fois plus menacés par la crise que ceux des hommes. Les femmes représentent 39 % de l’emploi mondial, mais sont touchées par 54 % des licenciements. 

L’une des raisons de cet effet plus important sur les femmes est que le virus augmente considérablement la charge du travail domestique non-rémunéré, qui est endossée de manière disproportionnée par les femmes. Le fardeau des tâches domestiques, dont les exigences ont considérablement augmenté pendant la pandémie, est un élément important.

Les femmes sont en première ligne dans ce domaine. Elles effectuent en moyenne 75 % de l’ensemble des tâches non rémunérées dans le monde, notamment la garde d’enfants, les soins aux personnes âgées, la cuisine et le nettoyage. Comme le COVID-19 a augmenté de manière considérable le temps que les femmes consacrent aux responsabilités familiales  (environ 30 % en Inde, selon une étude, et de 1,5 à 2 heures aux États-Unis) il n’est pas surprenant que les femmes aient quitté la vie active à un rythme plus élevé.

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De plus, la nature du travail reste très spécifique à chaque genre : les femmes et les hommes ont tendance à se regrouper dans des professions différentes. Cette situation détermine à son tour les conséquences de la pandémie sur les hommes et les femmes : l’analyse montre que les emplois dits « féminin » sont 19 % plus menacés que les emplois masculins simplement parce que les femmes sont représentées de manière disproportionnée dans les secteurs les plus touchés par la crise du COVID-19 (hôtellerie, restauration, commerce de détail, administration publique…)

Agir rapidement pour obtenir un bénéfice économique mondial 

Dans ces circonstances, quelles sont les mesures que les responsables politiques et les chef.fe.s d’entreprise devraient envisager ? Tout comme nous avons constaté des disparités entre les pays en matière de progrès vers l’égalité de genre, les politiques à mettre en place devront être adaptées au contexte national. 

Cependant, les chercheuses à l’origine de l’étude expliquent que trois options s’offrent aux décideurs d’aujourd’hui : soit « agir maintenant pour permettre une plus grande participation des femmes au sein du marché du travail, leur donner un rôle plus important dans la société et en récolter les bénéfices économiques et sociaux » soit« retarder et continuer à bénéficier de ces avantages, mais dans une mesure nettement moindre » ou bien« laisser le décevant statu quo prévaloir, laissant ainsi passer d’énormes possibilités économiques et affectant négativement la vie de millions de femmes.

L’étude révèle que prendre dès maintenant des mesures pour faire progresser la parité et l’égalité professionnelle pourrait s’avérer précieux car cela permettrait d’augmenter le PIB mondial en 2030 de 13 000 milliards de dollars.

Ce scénario ferait également passer le taux de participation de femmes sur le marché du travail de 0,61 en 2020 à 0,71 en 2030, avec la création de 230 millions de nouveaux emplois pour les femmes dans le monde, par rapport à un maintien du statu quo en 2030. “La procrastination n’est plus une option : il est temps d’agir”, réclament les auteur.ices de cette recherche. 

Des mesures à prendre et des mentalités à changer

McKinsey conseille aux gouvernements et entreprises de prendre des mesures dans trois domaines prioritaires. Tout d’abord concernant le partage et la reconnaissance des tâches domestiques. Les interventions visant à résoudre ce problème comprennent une meilleure reconnaissance de ce travail non rémunéré, la réduction de la quantité de ces tâches (grâce à l’accès à des infrastructures de garde d’enfants par exemple) et le rééquilibrage entre hommes et femmes.  

Durant cette pandémie, les femmes du monde entier doivent aussi absolument avoir accès au numérique d’une part pour pouvoir continuer de travailler à domicile au lieu de perdre leur emploi,  mais aussi parce que beaucoup de services sont désormais entièrement digitalisés (administratif, banque…) L’inclusion numérique et financière des femmes doit donc être une priorité pour concrétiser l’égalité.

Enfin, l’étude rappelle que tout effort en faveur de l’égalité de genre commence sans doute par des efforts visant à modifier les stéréotypes profondément ancrées et répandues sur le rôle des femmes dans la société. Il s’agit d’un défi extrêmement difficile et complexe qui exigera de toutes les parties prenantes qu’elles jouent un rôle soutenu sur le long terme.

Les gouvernements, les entreprises et les autres parties prenantes peuvent mener des campagnes et faire appel à des porte-parole pour faire passer l’idée qu’un plus grand nombre de femmes au travail représente un progrès social et économique bénéfique pour tou.te.s. “La parité est une force. Le moment est venu pour les personnalités politiques et les chef.fe.s d’entreprise d’agir et de la concrétiser.”

Amélie Tresfels

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