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6 clés pour arrêter de se sacrifier

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À la maison comme au travail, vous avez tendance à faire passer les autres avant vous ? Et tout faire pour eux ? Ce trait de caractère typiquement féminin conduit souvent à de la frustration et de la fatigue. Pourquoi continue-t-on malgré tout et comment cesser de se sacrifier ?

« Tu n’as qu’à y aller, je terminerai toute seule », « Laisse, je vais le faire »… Qui n’a jamais dit ces phrases pour soulager son entourage? Mais aussi, avouons-le, pour que ce soit fait plus vite et à sa manière ? Et qui ne s’est jamais plainte au final de devoir tout faire pour tout le monde ? Beaucoup de femmes assument quantité de tâches pour elles et leurs proches. Mais aussi dans la sphère professionnelle, quitte à passer en dernier, s’oublier et s’épuiser.

Un comportement qui s’explique notamment par notre culture. « Pendant longtemps, l’éducation incitait les filles à s’occuper du foyer, à être dévouées à la famille. Elles reproduisaient aussi le modèle maternel. C’est également un trait de caractère que l’on retrouve chez beaucoup de femmes. Ce sont elles qui par nature donnent naissance à l’enfant et en prennent soin », explique Gene Ricaud-François, psychologue clinicienne à Paris et auteure de « Se sacrifier, à quoi ça sert ? », aux éditions de l’Archipel.

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Selon l’experte, cette tendance au sacrifice répond à une quête d’amour, de reconnaissance, d’identité. C’est aussi une manière de garder le contrôle sur ceux qui ont besoin de nous. En faisant les choses à la place des autres, on devient celle qui sait faire, qui organise. Cela nous donne l’impression d’être une personne de valeur, d’avoir une image de bonne mère, de professionnelle aguerrie, de maîtresse de maison…

Mais cela peut aussi créer de la charge mentale et une insatisfaction. « Ça donne surtout beaucoup de frustration car ce désir de toute puissance ne peut pas être satisfait. On ne peut pas tout assumer seule malgré ce qu’on a voulu nous faire croire dans les années 80. C’est une énorme pression véhiculée par le modèle social et beaucoup se sentent alors en échec », ajoute Gene Ricaud-François. Pour faire la différence entre ce que la société attend de nous et ce que l’on veut vraiment, un travail sur soi est nécessaire. Voici nos clés pour arrêter de se sacrifier.

Les 6 clés pour arrêter de se sacrifier

S’interroger 

Pour faire le point, on peut s’aider d’un ouvrage sur le sujet et se demander quels choix on fait pour soi et pour les autres ? Est-on tournée uniquement vers les autres ? Pourquoi se sacrifie-t-on ? Qu’est-ce que cela satisfait en soi ? Quels bénéfices secondaires en retire-t-on ?…

 Se défaire de ses croyances

Vous avez tendance à croire qu’il faut dire oui à tout pour être une employée dévouée ? Qu’il faut tout faire pour son enfant pour être une bonne mère ? Elodie Legale-Pavard, coach et auteure de « 50 exercices pour arrêter de se sacrifier », aux éditions Eyrolles, conseille de trouver des contre-exemples autour de soi, des personnes qui agissent différemment et pour qui ça marche. « Ça permet de constater qu’il n’y a pas de vérité absolue. Est-on une mauvaise mère quand on s’occupe de soi ou est-ce qu’au contraire on agit bien en prenant soin de soi, de sa santé ? », interroge la coach.

Contrer ses pensées négatives

La tendance au sacrifice est souvent liée à des pensées négatives que l’on a envers soi. Elodie Legale-Pavard conseille de les analyser comme si elles étaient dites par sa meilleure amie ou son enfant : Comment se sentirait-on pour cette personne ?
On prend ainsi du recul et on se donne de la compassion. On peut alors reformuler ses pensées en se rappelant de choses positives déjà accomplies. Sans ce dire qu’on est nulle parce qu’on n’a pas réussi mais qu’on va y arriver, que c’est comme ça qu’on apprend. Et si on se critique, on peut demander à ses proches de nous le faire remarquer pour gommer cette mauvaise habitude !

Connaître ses valeurs et besoins

Pour sortir du sacrifice, on prend le temps de trouver ses valeurs. Celles qui nous font vibrer, pour lesquelles on peut se battre. On en choisit 5 ou 6 pour avoir le temps et l’énergie de s’y consacrer. Si la bienveillance ou la simplicité font partie de ces valeurs, on ne se lance pas dans quelque chose qui est à leur opposé pour faire plaisir aux autres. Ou parce que ça donne envie sur le moment. On se concentre sur ce qui est essentiel pour soi. Ce qui correspond à ses besoins en évitant d’être dans la comparaison. 

Lâcher-prise

On s’autorise à lâcher-prise, à ne pas pouvoir tout réaliser seule. « C’est important de demander de l’aide de façon précise à son entourage. On peut simplement dire ce serait bien que tu étendes le linge demain. Trop souvent, on pense que l’autre va le deviner. Allégeons ce qu’on s’impose en reconnaissant à chacun les capacités à participer et acceptons que tout ne soit pas parfait », ajoute Gene Ricaud-François. On apprend ainsi à déléguer, à poser des limites saines pour soi. Mais aussi pour les autres, pour se préserver et éviter la charge mentale. 

Vivre ses désirs

Ce travail de (re)connaissance de soi aide à vivre son quotidien, ses désirs, à prendre du temps pour soi. On peut faire un plan détaillé de sa vie rêvée, des étapes à mettre en place pour y parvenir, des obstacles à lever pour s’accomplir… « Ça peut paraître noble de se sacrifier mais c’est dangereux. Prendre soin de soi, c’est le carburant de nos journées. Et non pas une récompense ! », rappelle la coach. On met donc tout en œuvre pour réaliser ce qui est important à nos yeux et vivre sans amertume.

Dorothée Blancheton

 

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