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5 femmes politiques à suivre

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Retour sur le parcours de 5 femmes politiques qui ont su innover pour guider leur pays à travers la crise du Covid-19 cette année.

Aujourd’hui, sur 193 pays, 24 femmes sont cheffes d’État ou de gouvernement. Elles ne dirigent donc encore qu’environ 7 % de la population mondiale. Mais la pandémie de Covid-19 a montré que les femmes au pouvoir peuvent accomplir beaucoup, surtout en cas de crise. Il faut donc espérer que cette année marquera un tournant décisif pour le leadership politique que de nombreuses leaders ont su redéfinir avec créativité, collaboration , transparence et empathie.

Jacinda Ardern

En 2017, Jacinda Ardern devient la plus jeune première ministre néo-zélandaise puis la deuxième femme au monde à donner naissance durant son mandat. Peu après son élection, la “Jacindamania” s’est rapidement répandue à l’international, où elle a été présentée comme l’anti-Trump, un symbole progressiste dans un monde qui semblait dominé par des hommes de la droite nationaliste et populiste, comme le président américain. 

Jacinda Ardern est vue comme une dirigeante proche du peuple, humaine, connue pour son sens de l’autodérision. Son parti (le parti travailliste) vient d’être largement réélu lors des élections législatives du 17 octobre 2020 faisant d’elle la première leader de Nouvelle-Zélande à pouvoir diriger le pays sans avoir à former de coalition pour disposer d’une majorité parlementaire. Le 2 Novembre, elle a nommé pour la première fois une femme Maorie, Nanaia Mahuta, au poste de ministre des affaires étrangères. Aucune femme maorie n’avait encore été nommée ministre en Nouvelle-Zélande. 

Mini Guide Leader

Devenue l’une des personnalités politiques les plus médiatisées depuis son discours aux Nations-Unies en compagnie de son bébé en 2018 et remarquée cette année pour son excellente gestion de la crise du Covid-19, Jacinda Ardern a su remettre la Nouvelle-Zélande au cœur de l’actualité mondiale. Elle a guidé et accompagné les néo-zelandais.e.s dès le départ en annonçant à l’avance un plan en 4 étapes, évitant ainsi la confusion et la panique du côté de la population.

En début d’année, elle a très rapidement imposé le confinement aux personnes entrant en Nouvelle-Zélande, alors qu’il n’y avait que six cas dans tout le pays, et a interdit totalement l’entrée des étrangers peu après. En mars dernier, elle répondait directement aux interrogations des citoyen.ne.s  concernant la pandémie via de nombreux live Facebook qu’elle faisait depuis chez elle (et en pyjama!) Aujourd’hui la Nouvelle-Zélande compte 25 décès depuis le début de l’épidémie, contre plus de 50 000 en France.

Katrín Jakobsdóttir

Katrín Jakobsdóttir, actuelle Première ministre d’Islande, élue en novembre 2017, est la deuxième femme à diriger le pays. Née en 1976, elle est diplômée de l’Université d’Islande en 1999. En 2003, elle devient vice-présidente du Mouvement des verts et de gaucheun parti politique socialiste écologiste et féministe, et présidente du parti depuis 2013. Katrín Jakobsdóttir est membre du Parlement depuis 2007, et a occupé les fonctions de ministre de l’éducation, des sciences et de la culture de 2009 à 2013, ainsi que de ministre de la Coopération Nordique de 2009 à 2013.

L’Islande a été largement félicitée pour sa réponse efficace face au Covid-19. L’île a été classée parmi les 14 pays les plus sûrs au monde durant la pandémie et continue d’avoir l’un des taux de mortalité par habitant les plus bas, notamment grâce à des dépistages à grande échelle mis en place rapidement par la cheffe d’Etat. Dès début janvier, le gouvernement islandais a promulgué un plan national de préparation, deux mois avant l’arrivée de COVID-19. Le dépistage de la population islandaise a ensuite commencé dès le 13 mars. 

Au cours des neuf mois qui ont suivi, la Direction de la santé islandaise, l’agence gouvernementale qui supervise les services de santé et le groupe pharmaceutique deCODE Genetics,  ont travaillé main dans la main, partageant leurs idées, leurs données, leurs laboratoires et leurs équipes. Ce partenariat puissant, associé à la petite taille de l’Islande, a permis au pays de connaître pratiquement tous les mouvements du virus. Les équipes ont suivi la santé de chaque personne testée positive et ont soumis plus de la moitié des 368 000 habitants de l’île à un dépistage préventif.

L’Islande a également réussi à prévenir les épidémies tout en gardant ses frontières ouvertes, accueillant des touristes de 45 pays depuis la mi-juin. De plus, la Première ministre attribue l’efficacité de la réponse nationale à la pandémie de coronavirus, en partie, à la confiance mutuelle qui règne dans la société islandaise. “Nous avons confiance les uns envers les autres, et c’est pourquoi nous constatons que la population islandaise dans son ensemble assume réellement une responsabilité collective face à la pandémie”, déclarait-elle au Washington Post le 20 octobre dernier. 

Tsai Ing-wen 

Parmi les premières réponses au Covid-19, on trouve celle de Tsai Ing-wen, présidente de Taiwan. En janvier dernier, au premier signe de l’apparition du virus, elle a introduit un plan contenant pas moins de 124 mesures pour bloquer sa propagation, sans pour autant perturber la vie quotidienne des Taïwanais comme cela a été le cas dans la plupart des autres pays.. Elle envoie maintenant 10 millions de masques aux États-Unis et en Europe.

En s’appuyant sur l’expérience acquise après l’épidémie de SRAS de 2003, Tsai Ing-wen a réussi à garder l’épidémie sous contrôle. Taïwan a été salué dans le monde entier pour sa gestion de la crise et est devenu un modèle à imiter. Une page Wikipédia concernant la crise du Covid-19 à Taiwan a même été créé afin de donner les détails et d’analyser cette gestion réussie.

La cheffe d’état de 63 ans, réélue en janvier, issue d’une famille aisée du sud de Taïwan, a su cultiver une image de personne proche du peuple. Elle se décrit comme “l’avocate de la démocratie libérale taïwanaise face au régime autoritaire chinois”. De cheffe du conseil des affaires continentales en 2000, à Première ministre adjointe six ans plus tard, elle prend finalement la tête du Parti démocratique progressiste en 2008. En 2016, elle devient la première femme à la tête de Taiwan et prône une prise de distance de son territoire face à la Chine. 

Sanna Marin

Sanna Marin est devenue la plus jeune cheffe d’État au monde lorsqu’elle a été élue en décembre dernier en Finlande. Après la démission du précédent dirigeant du pays, le parti social-démocrate l’a élue le 8 décembre dernier pour succéder à Antti Rinne. Elle a prêté serment deux jours plus tard, peu après son 34ème anniversaire. La finlandaise, qui est entrée en politique à 20 ans, est sensible aux questions LGBTQIA+ (elle a été élevé par un couple lesbien) et écologiques. Elle souhaite créer une “société financièrement responsable, socialement équitable et écologiquement durable”.  Le 24 novembre, elle apparait dans la liste des 100 femmes les plus influentes de 2020 selon la BBC, qui souligne l’efficacité avec laquelle la jeune politicienne a géré la crise sanitaire et économique de cette année. 

En effet, Sanna Marin a adopté une approche pratique et innovante dans la lutte contre les coronavirus. Elle a, entre autre, fait appel à des influenceur.se.s pour diffuser des informations et des conseils sur les réseaux sociaux. La Finlande est le seul pays au monde à avoir utilisé les réseaux sociaux comme un outil-clé dans la lutte contre la pandémie. Consciente que tout le monde ne lit pas la presse, elle a invité les influenceur.se.s de tout âge à diffuser des informations factuelles sur la gestion de la pandémie. D’autre part, dans un article rédigé pour le média Politico le 12 novembre dernier, la première ministre Finlandaise lançait un appel pour le développement d’une « stratégie européenne commune » pour combattre le virus.

Sheikh Hasina

Pour le Bangladesh, les crises ne sont pas une nouveauté. C’est pourquoi la plus ancienne Première ministre du pays, Sheikh Hasina, a su réagir très rapidement et de manière pragmatique face à l’apparition du Covid-19. En effet, la dirigeante a commencé à évacuer les citoyens bangladais de Chine début février. Elle a ensuite mis en place des moyens techniques, en installant des dispositifs de dépistage dans les aéroports internationaux qui ont permis de contrôler quelque 650 000 personnes. Le 25 mars, Sheikh Hasina a annoncé un renflouement de 590 millions de dollars pour les 4 millions de travailleurs de l’habillement qui ont perdu leur emploi suite à l’annulation de commandes par les marques de mode internationales pendant la pandémie. 

La Première ministre du Bangladesh prône une reconstruction mondiale plus verte et durable pour répondre a la crise du Covid.  « Le changement climatique, les pandémies et la destruction de la nature sont des menaces communes. Elles devraient nous unir dans la recherche d’une solution collective : un monde plus propre, plus vert et plus sûr. » a-t-elle déclaré dans le Financial Times le 28 septembre.

Fille de Sheikh Mujibur Rahman, premier président de la République du Bangladesh, Sheikh Hasina se lance en politique à la fin des années 60, alors qu’elle étudie à l’université de Dhaka et sert de liaison politique à son père pendant son emprisonnement par le gouvernement pakistanais. Elle a été élue Première ministre en juin 1996 jusqu’en 2001, puis une deuxième fois en 2009. 

Amélie Tresfels

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