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Sonia Ibidhi, l’entrepreneuse qui met des fleurs dans les assiettes

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Ancienne journaliste, Sonia Ibidhi s'est reconvertie dans l'agriculture biologique. Sa production principale ? Les fleurs comestibles

Ancienne journaliste, Sonia Ibidhi est une entrepreneuse reconvertie dans l’agriculture biologique. Sa production principale ? Les fleurs comestibles

Produire des fleurs comestibles : un rêve entrepreneurial devenu réalité

En 2018, Sonia Ibidhi, journaliste de 42 ans, s’est lancée dans le projet un peu fou de la culture de plantes comestibles après avoir ramené de France des graines de 42 variétés. Elle était alors loin de se douter que, 3 ans plus tard, sa ferme biologique connaitrait un tel succès, en particulier auprès de chefs de renommée internationale. 

Tartelettes à la crème de violettes, tempuras de fleurs, côtes d’agneaux au beurre de lavande… Les combinaisons sont aussi surprenantes qu’infinies et séduisent les grands hôtels de la capitale, transformant la production agricole en produit de niche très demandé. 

Mini Guide Entrepreneuriat

Voyager par l’assiette en temps de crise sanitaire

Initialement, Sonia Ibidhi  envisageait d’exporter ses récoltes, craignant que ses fleurs fraîches ne soient pas au goût des Tunisiens.  Elle a donc été agréablement surprise lorsque des hôtels haut de gamme ont pris contact avec elle. Le chef Bassem Bizid du luxueux hôtel de Gammarth par exemple, a été l’un des premiers à se laisser séduire par le challenge culinaire. Fier d’utiliser des produits tunisiens, il remarque également que les clients apprécient le voyage culinaire qu’il leur propose grâce aux fleurs – surtout en tant de COVID ! 

Être femme entrepreneuse : un véritable challenge du quotidien

En se lançant dans ce projet, Sonia était loin de se douter de l’ampleur des obstacles qu’elle aurait à surmonter. Des barrières de toute sorte liées à son type de projet mais également au fait qu’elle est seule à le porter. Après de nombreux va-et-vient avec l’administration tunisienne, qui s’est montrée frileuse à donner les autorisations nécessaires, l’agricultrice a finalement obtenu un terrain de cinq hectares, qu’elle loue à l’Etat. À défaut d’obtenir un prêt bancaire ou public, elle a dû vendre sa voiture.

L’originalité de son projet a toutefois séduit la Banque africaine de développement (BAD), qui l’a aidée à hauteur de 11 000 euros.

Emma Rouan

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