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Rumination, anxiété, émotivité, burnout… et si votre cerveau était HYPER ?

Les cerveaux HYPER
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Vous avez l’impression que votre cerveau frôle constamment la surchauffe ? Peut-être faites-vous partie de la famille des cerveaux HYPER, à savoir les Hypersensibles (HSP) ou les Hauts Potentiels (HP). Dans une approche inédite, mêlant à la fois l’aspect psycho-cognitif et physio-biologique, la belge Cathy Assenheim explique les particularités cérébrales des HYPER, et livre de nombreuses pistes pour éviter les débordements de ces cerveaux qui fonctionnent à mille à l’heure.

Et si votre cerveau était HYPER ?

Hypersensible, Haut Potentiel : qu’est-ce qui les rassemble ?

Alors que l’on parle de plus en plus d’Hypersensibilité et de Haut Potentiel, peu d’ouvrages grand public expliquent les particularités cérébrales de ces profils. C’est désormais chose faite avec l’excellent livre de Cathy Assenheim, « Mon cerveau est HYPER ». Mais pourquoi avoir regroupé les HP et les HSP sous l’égide d’une seule et même famille ? « Car ces deux fonctionnements se caractérisent par un « hyper » réseau neuronal qui tourne plus vite et plus fort, même si les zones concernées différèrent. En somme, les connexions dans le cerveau sont présentes en plus grand nombre mais sont également plus puissantes dans le traitement de l’information. Ce qui permet à ces cerveaux de capter plus d’élements de leur environnement. Mais entraine également un risque de saturation possible, c’est-à-dire que le cerveau est débordé dans sa capacité de gestion. Par ailleurs, cette suractivation cérébrale consomme également plus de carburant que les cerveaux neurotypiques, ce qui peut mener à une plus grande fatigabilité tant psychique que physique, mais également, à force, à différents dérèglements nerveux et hormonaux » rapporte la psychologue clinicienne.

Des particularités cérébrales

Pour l’auteure, il est essentiel de pointer le doigt sur ces particularités cérébrales, notamment pour l’hypersensibilité, car pendant longtemps, celle-ci a été considérée comme une faiblesse psychologique, alors qu’il s’agit simplement d’un fonctionnement différent du cerveau, qui concernerait selon elle près de 40% de la population. A noter qu’un individu peut bien entendu être à la fois Hypersensible et Haut Potentiel, mais ce n’est pas toujours le cas. Et l’intensité de ces différents fonctionnements peut également varier selon les personnes. Il n’y a pas de profils types … mais une infinité de combinaisons possibles !

Mini Guide Leader

« Pour certains HP, les fonctions intellectuelles sont exacerbées, mais cela ne pose pas nécessairement de difficultés sociales ou de gestion des émotions. Cela va s’observer plutôt si l’individu est également hypersensible. Par ailleurs, il faut comprendre que quand une personne est à la fois HP et hypersensible, les capacités intellectuelles vont permettre en quelque sorte de « masquer » l’hypersensibilité émotionnelle par l’intellectualisation.  Mais les charges émotionnelles vont quand même continuer à être actives, et il est fort probable qu’au bout d’un moment, ce couvercle intellectuel explose dans des émotions exacerbées ou des somatisations physiques », remarque Cathy Assenheim.

Les cerveaux HYPER : qu’est-ce qui les différencie ?

La différence entre HP et HSP se trouve au niveau des zones activées dans les cerveaux HYPER. « Chez l’individu Haut Potentiel, il s’agit des fonctions intellectuelles, tandis que chez le HSP, ce sont les zones liées aux émotions et aux sensations. L’hypersensibilité n’est donc pas uniquement émotionnelle ! », poursuit notre experte. 

Plus spécifiquement, on pourra retrouver chez l’individu Haut Potentiel une facilité à traiter certains stimuli intellectuels, une capacité à faire des liens, une vitesse d’exécution. Mais lorsque les informations sont en trop grand nombre et que le cerveau sature, des « bugs » peuvent apparaitre au niveau de la mémoire de travail, des problèmes de hiérarchisation et priorisation des informations, ou encore des fixations mentales (chercher une réponse et ne pas la trouver)…

Chez la personne hypersensible, le traitement des informations émotionnelles sera accentué, ce qui lui permettra de mieux capter les ambiances ou de bénéficier d’une empathie exacerbée. Mais en cas de surcharge, le cerveau ne pourra parfois plus gérer ce « trop plein », ce qui pourra entrainer des émotions disproportionnées, une empathie exagérée dans un soucis continuel de faire passer les autres avant soi… « Ces débordements émotionnels peuvent être si intenses que ces personnes entrent en transe. Par exemple, il ne s’agit pas d’un banal accès de colère. A ce moment-là, il n’est pas possible de raisonner l’individu car il en est incapable : il ne contrôle plus rien et ce n’est pas une question de volonté ! », souligne la spécialiste. Ces débordements peuvent aussi être sensoriels, ce qu’on appelle les hyperesthésies, à savoir des sens qui saturent : sensibilité au bruit, à la lumière, à certaines odeurs ou matières … ou même des allergies.

Quels sont les signaux d’alerte à ne pas négliger ?

Les cerveaux HYPER tournent à plein régime en permanence, ce qui implique des modifications nerveuses (le moteur du cerveau) et hormonales (le carburant). Lorsque c’est trop intense, l’hyper activité cérébrale peut entraîner différents symptômes plus ou moins importants qui traduisent ces dérèglements physiologiques : des montées anxieuses, des palpitations, des petits vertiges, des « coup de pompe », des ruminations mentales, des troubles du sommeil, des insomnies, des perturbations du système digestif, des addictions au sucres ou encore des troubles immunitaires. Tous ces symptômes sont dès lors à prendre au sérieux et auraient selon notre auteure des explications biologiques, preuve que tout ne passe pas uniquement « dans la tête » chez les HYPER. « D’après mes recherches, il semblerait par exemple que la sérotonine soit souvent structurellement déficiente chez les HYPER. Cette hormone du bonheur est responsable de notre bien être mental, mais elle intervient également dans la gestion de la glycémie (gestion des sucres) et dans la qualité du sommeil (précurseur de la mélatonine). Mais d’autres dérèglements physiologiques sont également assez fréquents chez ces fonctionnements atypiques, avec plus globalement un risque accru de fatigue chronique et de burnout », affirme Cathy Assenheim.

Les outils pour mieux vivre au quotidien quand on est hyper

Pour notre experte, il est donc important de ne pas négliger l’aspect physiologique, c’est-à-dire les conséquences sur le corps de l’hyper activité cérébrale.

– A ce niveau, la psychologue clinicienne conseille de prendre en continu du magnésium, essentiel à l’équilibre du système nerveux. Mais aussi du safran, le précurseur de la sérotonine (attention, demandez toujours conseil à un professionnel pour les interactions éventuelles !). « Et si les troubles perdurent (troubles du sommeil, irritabilité, coup de fatigue, envie de sucre…), il ne faut pas hésiter à aller voir son médecin traitant afin de faire un bilan biologique de l’activité des surrénales et des neurotransmetteurs qui en dépendent » conseille Cathy Assenheim.

-Par ailleurs, la cohérence cardiaque® est un très bon outil pour agir à la fois sur le système nerveux, mais aussi sur le système hormonal, tant en cas de montée de stress qu’en préventif !

Mais il importe également d’agir sur le moment, en cas de saturation, en choisissant les bons outils. « Car quand on comprend la cause, on peut agir plus efficacement ! »

-En cas de montée anxieuse, d’émotions ou de ruminations mentales, l’experte recommande un exercice simple qui consiste à compter à l’envers, de manière à solliciter l’hémisphère gauche (la pensée rationnelle), quand l’hémisphère droit (stress et émotions) est saturé.

-La respiration est aussi intéressante quand la panique monte. A l’inverse de ce que l’on fait souvent intuitivement (on respire profondément), il est important d’accentuer l’expiration plutôt que l’inspiration, car l’inspiration va booster encore plus le système nerveux lié à l’action alors que l’expiration active la détente.

Pour plus d’astuces, filez vous procurer le livre de Cathy Assenheim en librairie « Mon cerveau est hyper » (éditions Deboeck).

Paulina Jonquères d’Oriola

 

 

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