fbpx

Les pays occidentaux, champions du burn out parental

Les pays occidentaux, champions du burn out parental
Une récente étude belge suggère que le taux de burn-out parental est significativement plus élevé dans les sociétés occidentales.

“Il faut un village pour élever un enfant”. De ce vieux proverbe africain transparait une sagesse très actuelle. 

Cette année 2020, les confinements successifs ont mis au test la patience des parents, et en particulier celle des mères… Avec la pandémie, la fermeture des crèches et des écoles, la limitation des interactions sociales – y compris avec les grands-parents -, les parents se sont retrouvés seuls pour faire face à la charge d’élever leurs enfants. Et cela n’a pas été sans conséquences… 

En effet, une récente étude belge, menée par deux chercheuses de l’Université Catholique de Louvain, suggère que cet isolement parental est un terreau fertile pour les burn-outs. Pendants plusieurs mois, Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak ont interrogé 17.000 parents dans 42 pays différents. En analysant leurs résultats, elles ont cherché à comprendre si tous les pays du monde étaient touchés par ce phénomène. Et si oui, existe t-il différents degrés de burn out ? 

Le burn out parental très répandu dans les pays occidentaux

Selon les résultats de l’étude, ce sont les pays occidentaux, riches et individualistes, qui connaitraient le plus fort taux de burn out parental. Ces pays – dans lesquels les parents ont en moyenne peu d’enfants – sont le plus touchés par le phénomène. A l’inverse, de nombreux pays collectivistes, en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, ne connaissent pas – ou très peu – de situations similaires. 

En tête du classement, les deux chercheuses ont recensé la Belgique, la Pologne, le Canada, les États-Unis et l’Égypte (qui fait ici figure d’exception). La Finlande, la Suisse et la France viennent compléter la liste. Alors que dans ces pays, entre 5 et 8% des parents déclarent être en situation de burn out, le pourcentage tombe à 1 ou 2% dans les pays en développement. 

Isabelle Roskam explique cet étrange phénomène : « Nos pays individualistes cultivent le culte de la performance et du perfectionnisme. La parentalité y est une activité très solitaire, contrairement aux pays d’Afrique par exemple où tout un village se sent concerné par l’éducation des enfants ».

Isolement, performance, individualisme… sont les principaux facteurs culturels avancés par les deux chercheuses pour expliquer ce boom du burn out parental. 

Emma Rouan

 

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est vide