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Les accords toltèques pour mieux communiquer en entreprise

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Rendus célèbres par don Miguel Angel Ruiz, les accords toltèques ne se limitent pas à la sphère privée. En entreprise, ils permettent aussi de mieux communiquer, d’améliorer les relations entre collaborateurs et par conséquent leurs performances. Voici quelques clés pour les mettre en application.

Les accords toltèques, vous connaissez ? C’est Don Miguel Angel Ruiz, un neurochirurgien et chamane mexicain, qui les a présentés au grand public à la fin des années 90. Son ouvrage « The four agreements », traduit en français par « Les quatre accords toltèques », devient rapidement un best-seller. Dans celui-ci, il transmet quatre principes de vie tirés de la sagesse d’une ancienne civilisation mexicaine, les toltèques : « que votre parole soit impeccable », « quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle », « ne faites pas de supposition » et « faites de votre mieux ». Quelques années plus tard, il consacre un nouvel ouvrage à un cinquième accord : « soyez sceptique et apprenez à écouter ». Si ces conduites sont à appliquer au quotidien dans sa vie, elles ont aussi un intérêt dans le monde professionnel. « Favoriser les interactions entre chacun aide à obtenir de meilleurs résultats et une ambiance de travail agréable. Or les absentéismes, les conflits, le mal être au travail coûte énormément d’argent chaque année aux entreprises.

En 2017, le mal être représentait en moyenne 12 600 euros par an et par salarié (IBET 2017) », confirme Jean-Philippe Schmitt, directeur du Cercle de vie, organisme de formation créé par Maud Séjournant, seule française agréée par l’auteur mexicain.

Les accords toltèques pour mieux communiquer en entreprise

Surveiller ses paroles 

Concrètement, pour appliquer ces accords, on prête attention à ses propos. Si l’on a tendance à critiquer les autres et soi-même, à médire sur leur travail, leur manière de se comporter, on ajuste sa parole. Finies les phrases du style : « qu’est-ce qu’il est mal organisé », « je suis nulle, je n’y arriverai pas », « la nouvelle base documentaire est vraiment mal faite »… « Dire des choses négatives ne renvoie rien de positif. Ce message nous sur-positionne ou nous sous-positionne par rapport aux autres. La parole va donner les actes et se constater aussi dans le non verbal, la posture, mais elle n’est que le fruit de notre pensée. On peut la changer en disant les choses telles qu’elles sont », explique le formateur. Celui-ci prône l’honnêteté dans les échanges, y compris avec sa hiérarchie. « Nous avons tous les mêmes besoins et on sera plus écouté si on est honnête.

Mini Guide Leader

Finalement, il faut parler à l’autre comme on aimerait qu’on le fasse avec nous », ajoute Jean-Philippe Schmitt. Si l’on est soi-même manager, les équipes attendent des directives de notre part. On trouve alors le juste milieu pour être ni laxiste ni cassante. « La première demande des employés c’est d’être reconnus par leur N+1. Il y a toujours quelque chose de positif à dire à un collaborateur : je te remercie d’avoir rendu ce dossier à temps, pour le travail effectué et on ajoute de manière positive ce qui pourrait être amélioré pour la prochaine fois, j’aimerais que tu développes davantage tel point” », conseille le formateur. On écoute l’autre jusqu’au bout sans chercher à avoir raison à tout prix. On évite de parler des autres ni à leur place.

Ne pas prendre les choses personnellement

Le second accord toltèque explique qu’il ne faut pas prendre les choses personnellement. Le jugement d’autrui n’a pas valeur de vérité, cela témoigne simplement de sa manière de penser.
Ainsi, une directive peut être donnée pour améliorer les résultats de l’entreprise et n’est pas forcément dirigée contre soi ou son travail. « Si un manager dit qu’il a besoin que ce soit fait comme ça pour la rentabilité de l’entreprise, il est de notre responsabilité de ne pas en faire une affaire personnelle. Ce n’est pas grave s’il ne retient pas mon point de vue », ajoute le directeur du Cercle de vie.

En tant que manager, on peut dire à son collaborateur les choses en aparté pour enlever un degré d’émotionnel. Si on dit « je ne voulais pas l’évoquer devant tout le monde » alors son interlocuteur voit qu’on le respecte et sera davantage enclin à ne pas prendre les choses personnellement.

Les accords Toltèques : gare aux suppositions

« Il va sans doute encore donner cette prime à X », « si je ne réussis pas à améliorer mes chiffres, on ne va pas me garder »… Difficile de s’empêcher de cogiter et de formuler des suppositions. Selon le troisième accord toltèque, il vaut mieux poser des questions et ne pas rester dans la peur de ce qui pourrait se produire. « Là encore il faut être honnête. Si on ne pense pas pouvoir rendre un travail dans le laps de temps demandé, on peut dire “je peux te le rendre à 19h comme demandé mais le dossier ne sera pas abouti. Si tu peux attendre demain midi, il sera complet”. On expose clairement sa situation et on peut aussi trouver des solutions ensemble plutôt que de se dire “il va penser que je suis incompétente si je ne lui rends pas à l’heure” », propose Jean-Philippe Schmitt.

Faire de son mieux

Le quatrième accord est la clé d’une carrière et de relation réussies. Il permet de réaliser les trois premiers accords. Même si l’on n’atteint pas les objectifs, on est bien dans sa peau car on sait que l’on a donné le meilleur de soi et on en est fière. A l’inverse, on peut très bien accomplir les objectifs fixés mais être déçue car on aurait pu faire mieux, on n’a pas été au top de ce que l’on aurait voulu. S’engager complètement dans l’action évite la frustration. Accords toltèques

Soyer sceptique et apprenez à écouter

Le dernier accord incite à ne pas prendre pour argent comptant ce qui est dit, à remettre les choses en question. « Cette solution ne marchera jamais. Elle n’a pas marché dans tel pays » : très bien, mais ce n’est pas dans notre pays, pas la même année, pas notre équipe… Que l’on y croit ou pas, on écoute l’idée, l’ambition de l’autre. « Il est de la responsabilité du N+1 d’écouter même s’il a le pouvoir, ça évite le fort taux de désengagement (91% en 2017, Gallup) que l’on a pu constater dans des études. Il peut alors dire : “j’ai écouté tes propositions. Les trois premières sont géniales, je les retiens. Les autres propositions, je n’y crois pas”. Il ne dit pas qu’elles sont mauvaises mais qu’il ne les prend pas à son compte », conclut Jean-Philippe Schmitt. Une nuance qui change tout.

Ces nouvelles habitudes demandent du temps pour devenir naturelles mais chacune peut déjà les appliquer à son échelle et constater des différences.

Accords Toltèques

Dorothée Blancheton 

 
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