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La crise sanitaire a renforcé l’envie d’entreprendre des femmes

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La Maison Veuve Clicquot dévoile les résultats de la seconde édition de son baromètre international sur l’entrepreneuriat féminin post-COVID, 2 ans après la publication de la première édition. Idées préconçues, effets de la crise sanitaire, barrières structurelles et mentales persistantes ou encore mécanismes de réussite à mettre en place sont autant de points soulevés par le baromètre.

Malgré la crise, l’envie d’entreprendre chez les femmes a augmenté de 10 points en deux ans

Si en 2019 28% des femmes déclaraient vouloir devenir entrepreneur en France contre 39% pour les hommes, 38% d’entre elles répondent désormais favorablement ) cette question, soit une augmentation de 10 points par rapport au précédent baromètre, contre 6 points d’augmentation pour les hommes. Et même si la crise sanitaire a souvent ralenti la progression de carrière des femmes, il semble qu’elle ait servi de tremplin pour un grand nombre d’entre elles. 

En effet, parmi ces 38% de femmes aspirant à l’entrepreneuriat pour plus d’un tiers d’entre elles, la crise a renforcé leur envie d’entreprendre. Par ailleurs, 53% des entrepreneures se sentent plus confiantes et déterminées qu’avant la crise et 33% estiment qu’elle leur a permis de développer de nouvelles opportunités.

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Cette tendance française se confirme dans le reste du monde. Malgré une instabilité économique ambiante, la crise du COVID a été perçue comme source de nouveaux défis et les femmes ont su rester positives ! Plus d’un tiers d’entre elles ont trouvé de nouvelles opportunités pour créer leurs entreprises grâce au rebond, et ce dans 11 des 17 pays étudiés. 

L’entrepreneuriat féminin : un plan de carrière assumé

Malgré de parcours, des projets, des domaines différents, femmes et hommes partagent les mêmes aspirations.

En 2019, 49% des femmes entrepreneures et aspirantes avaient pour première motivation d’être leur propre patron 30% de donner du sens à leur vie, 8% la volonté de gagner de l’argent et enfin 6% d’accéder à une certaine reconnaissance sociale. En 2021, ces tendances ont changé pour s’aligner sur les mêmes aspirations que leurs homologues masculins.

En effet, 30% des femmes entrepreneures et aspirantes déclarent aujourd’hui souhaiter gagner l’argent en première motivation, suivie pour 27% par la volonté d’accéder à une certaine reconnaissance sociale. Pour 22%, d’entre elles la première motivation est de donner du sens à sa vie. Enfin, devenir son propre patron est la première motivation pour seulement 16% d’entre elles. Cette évolution des motivations démontre que devenir entrepreneure pour une femme n’est pas seulement répondre à un besoin, se doter d’une mission à résoudre mais bien un projet de carrière autant qu’un projet de vie. 

Des barrières structurelles et mentales demeurent, parfois amplifiées par la crise sanitaire

Si la crise du COVID a eu un impact plutôt positif sur la determination des femmes à devenir entrepreneures, elle a aussi mis en lumière la résistance de certaines barrières structurelles et mentales. En France, 57% des interrogé.e.s pensent encore qu’en 2021, il serait plus difficile pour une femmes de devenir entrepreneure que pour un homme. 

L’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, une problématique majeure pour l’entrepreneuriat féminin

Dans le monde, la majorité des femmes aspirantes entrepreneures pensent qu’elles auront plus de mal à concilier vie privée et vie professionnelle que leurs homologues masculins et les entrepreneures le confirment à hauteur de 65% en France. La majorité des femmes dans 11 des 17 pays étudiés estime que l’entrepreneuriat féminin perturbe la vie familiale, alors que dans 16 des 17 pays étudiés, seule une minorité de femmes estime qu’il en va de même pour l’entrepreneuriat masculin. 

Peu de femmes entrepreneures dans la tech 

La majorité des femmes entreprennent dans les secteurs de la beauté, l’art, le design ou l’Health Care. Elles sont dans le même temps sous-représentées dans les secteurs de la tech et des sciences informatiques, qui restent majoritairement masculins. En France, seulement, 2% des entrepreneures déclarent travailler dans le domaine de la tech contre 14% des hommes. La situation est comparable aux États-Unis avec 5% des femmes contre 13% des hommes. 

Cette faible représentation des femmes est un manque à gagner en matière de croissance économique et représente un risque d’accroissement des inégalités femmes/hommes sur un secteur à haut potentiel économique. 

La levée de fonds, une priorité majeure.

On observe une hausse importante de l’inquiétude des femmes face à leur capacité à trouver des financements pendant la crise du COVID. En effet, parmi les femmes entrepreneures, plus de la moitié craignent que la crise du COVID se traduise par une diminution des fonds accordés aux femmes. Cela est particulièrement vrai au Japon pour 62% des femmes entrepreneures, 64% au Mexique, 65% au Nigéria et 69% en France. 

Des mécanismes de réussite spécifiques à adresser en matière de networking et de mentoring

La crise du COVID n’a fait que renforcer les besoins en matière de networking et de mentoring. Par ailleurs, la méconnaissance de rôles modèles actuels dans nos sociétés persiste ! 

Ainsi, en France, 67% des femmes et 68% des hommes aspirant.e.s déclarent qu’avoir un mentor est nécessaire – 62% des femmes entrepreneures et 67% des hommes entrepreneurs confirment ce besoin. En outre, 69% des femmes et 65% des hommes entrepreneur.e.s déclarent que le networking est une des clés de réussite. 

Enfin, 48% des femmes aspirantes et 55% des hommes aspirants déclarent qu’il est nécessaire d’avoir des rôles modèles pour s’inspirer. Ces tendances se confirment à l’international. 

Et des rôles modèles à faire émerger

Si les hommes et les femmes ont besoin de rôles modèles, par qui sont-ils véritablement inspirés ? 

En France, 84% des hommes aspirants se sentent inspirés par des hommes entrepreneurs et 83% par des femmes entrepreneures. Alors que 92% des femmes aspirantes se sentent prioritairement inspirées par des femmes entrepreneures. 

Ce constant se retrouve dans les 17 pays étudiés. Pourtant, il existe un manque de visibilité des rôles modèles féminins. 

En France, seulement 17% des femmes et hommes aspirant.e.s peuvent nommer une entrepreneure à succès – contre 12% pour les femmes et 16% pour les hommes en 2019. Les femmes sont 31% à pouvoir citer le nom d’un entrepreneur à succès – 48% pour les hommes – contre respectivement 36% et 50% en 2019

 


L’enquête a été auto-administrée auprès d’un échantillon constitué de 32000 répondants à partir d’un panel en ligne entre le 12/11/2020 et le 18/01/2021, par l’institut Market Probe.

Les pays étudiés : France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Japon, Hong-Kong, Etats Unis, Australie, Canada, Russie, Allemagne, Espagne, Italie, Corée du Sud, Belgique, Suisse, Nigeria, Mexique.

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