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Comment devenir un leader aligné ?

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Coach auprès de grands dirigeants aux Etats-Unis, et auteure de l’ouvrage « Aligned, Connecting your true self with the leader you’re meant to be », Hortense le Gentil nous explique pourquoi le leader d’aujourd’hui doit être aligné, et nous indique le chemin pour nous reconnecter à nous-mêmes, et aux autres.

Qu’est-ce que le leadership aujourd’hui ?

En France, il n’existe pas vraiment de terme pouvant traduire avec justesse la notion de leadership. Alors, si Hortense Le Gentil devait en donner une définition, ce serait celle-ci : « un leader est une personne capable d’avoir une vision, de défendre des valeurs, et surtout, de les partager. C’est un capitaine de bateau qui embarque tout le monde avec lui car il agit comme un rôle-modèle, un facilitateur », décrit-elle.  En d’autres termes, le leader n’est plus le manager d’autrefois qui se contentait d’être un passeur d’ordres.

Et cela est d’autant plus vrai avec l’arrivée des nouvelles générations X ou Z qui sont en quête de sens. « De plus, avec la montée en puissance des technologies comme l’Intelligence artificielle, le leader ne peut plus être « le plus intelligent » comme cela pouvait être le cas autrefois », ajoute la coach. 

Mini Guide Leader

Pourquoi être aligné est à la base de tout 

Vous avez très certainement déjà entendu parler du concept d’alignement. Pour mémoire, « être aligné, c’est se connaître, savoir où l’on en est et où l’on veut aller, et surtout, de quelle manière », résume Hortense Le Gentil. Un travail sur soi permanent puisque les êtres humains sont en constante évolution. « On ne peut pas rester immobile sinon cela veut dire que l’on est plutôt sur la pente descendante qu’ascendante », ajoute-t-elle. Parmi les bonnes questions à se poser : pourquoi est-ce que travaille dans cette entreprise, que devrais-je changer, quelles sont les valeurs auxquelles je tiens et que je désire transmettre ? « Si l’on opère ce travail, et bien il devient plus  facile de se lever chaque matin », poursuit Hortense Le Gentil.

L’équitation, une expérience de l’alignement 

Cavalière émérite durant son adolescence, Hortense Le Gentil a fait sa première expérience de l’alignement lorsqu’elle était à cheval. En effet, ce sport exige d’être parfaitement aligné avec sa monture, à la fois sur le plan postural mais aussi émotionnel. Les chevaux détectent notre état de stress et peuvent facilement être affectés par celui-ci. « Mais le cavalier doit aussi être à l’écoute de son cheval qui a ses propres humeurs », décrit la coach.

Puis, avant de pouvoir se lancer sur un parcours d’obstacle, un travail rigoureux doit être mené en amont pour préparer le cheval. « Une fois sur le parcours, le cavalier doit savoir se poser les trois foulées avant l’obstacle pour ne pas gêner son cheval. Et, au plané, il doit déjà porter son regard sur l’obstacle suivant pour anticiper sa trajectoire.  De la même façon, un leader doit aussi savoir lâcher la bride pour témoigner sa confiance à ses équipes, et se montrer visionnaire en devançant les étapes à venir », analyse Hortense Le Gentil.

Hortense Le Gentil

Les clefs pour devenir un leader plus inclusif

L’une des clefs pour devenir un leader aligné est d’être en capacité de fédérer les équipes, mais aussi de transmettre ses valeurs. Et pour cela, il est nécessaire de remettre l’humain au centre de tout. « Le leader doit avoir cette capacité à se connecter à l’autre. Il est clair qu’il ne pourra pas connaître tous ses employés, mais sa communication devra être suffisamment audible et transparente pour imprimer tous les niveaux de hiérarchie de l’entreprise », analyse-t-elle. Pour cela, le leader doit établir des lieux où les salariés peuvent communiquer dans un climat sécurisé, découvrir les parcours et aspirations de chacun. Il doit être celui qui écoute et s’exprime en dernier pour imprimer la marche à suivre.

Connais-toi toi-même

Pour la coach, il est évident qu’il existe un lien direct entre la connaissance de soi et la capacité à devenir un leader fédérateur pour les autres.  « Il est impossible de se connecter aux autres si l’on ne se connaît pas soi-même. De plus, certaines personnes n’ont absolument pas conscience de l’image qu’elles véhiculent d’elles-mêmes, c’est pourquoi il est nécessaire d’avoir des feedbacks, de prendre conscience de son être, de ses valeurs, de ses talents, mais aussi de ses croyances limitatives », affirme Hortense Le Gentil. Pour ce faire, la coach nous invite à faire la différence entre ce qui relève d’une croyance et de la réalité. Souvent, nous héritons nos croyances de notre terreau familial, de notre éducation, mais reflètent-elles ce que l’on pense vraiment ?

Créer de l’espace intérieur pour se reconnecter à soi

Le principal ennemi à la connaissance de soi… n’est autre que soi. Pourtant, nous pouvons chacun user de notre libre arbitre pour faire nos choix en conscience. Alors, pour Hortense Le Gentil, la première étape consiste déjà à décider de se reconnecter à soi-même, puis à prendre conscience de ce qui se passe dans notre corps : sommes-nous tendus à certains endroits ? Mais aussi, quel chemin avons-nous emprunté pour parvenir jusqu’à notre rendez-vous ? « Il est essentiel de se reconnecter au présent », argue la coach. Ensuite, viendront les questionnements, comme se souvenir de nos rêves d’enfant à l’époque où nous étions des êtres parfaitement intuitifs : retrouvons-nous un semblant de ce rêve dans notre vie ? « Il faut remettre l’intelligence émotionnelle au centre de nos vies », poursuit-elle.

S’appuyer tout autant sur ses réussites que ses échecs 

Les réussites ont le pouvoir de nous montrer que nous sommes capables de faire les choses. Elles constituent un vrai socle pour asseoir davantage la confiance en soi. Pour autant, les échecs ou les situations difficiles nous permettent d’apprendre plus encore mais surtout de passer aux étapes supérieures. « Bien sûr, on a le droit de pleurer, de râler, de crier. Mais derrière chaque échec, il y a toujours une leçon que l’on peut tirer à condition de ne pas se positionner en tant que victime. Les échecs nous montrent d’autres chemins », conclut Hortense Le Gentil.

Paulina Jonquères d’Oriola

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