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Ce que les Nobel ont à nous dire

Nobel
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Qui sont les hommes et les femmes qui ont obtenu le prix Nobel ? Quels sont les grands préceptes qui les font avancer et comment s’en inspirer au quotidien pour améliorer sa vie et atteindre ses objectifs ? C’est l’objet du livre « Ce que les Nobel ont à nous dire », de Mathilde Aubinaud et Philippe Branche paru chez V.A. Éditions. Entretien avec Mathilde Aubinaud.

Mathilde Aubinaud et Philippe Branche

Mathilde Aubinaud et Philippe Branche

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Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Avec Philippe Branche, mon meilleur ami, nous avions déjà écrit un livre sur la Chine, interviewé des décideurs économiques, culturels… On avait l’envie d’un nouveau projet d’écriture à travers des personnes que nous admirions. L’idée c’était de rencontrer des figures qui sortaient de l’ordinaire pour apprendre auprès d’elles. Les Prix Nobel répondaient à ces critiques et à travers ce livre, chacun peut trouver des clés pour s’améliorer en s’inspirant d’eux.

Vous y mentionnez des prix Nobel vivants ou non, des hommes des femmes de tout âge, qui ont œuvré dans des disciplines variées. Pourtant, ils présentent des points communs…

Oui c’est ce qui est intéressant. Il y a des qualités, des façons d’appréhender leur travail, un rapport aux autres qui se retrouvent chez ces prix Nobel même si chacun a un parcours et une personnalité unique. On voulait voir quel est l’homme ou la femme derrière le Nobel, ce qui l’anime à travers des histoires, des milieux très variés. Beaucoup évoquent la figure du professeur ou d’une personne plus âgée qui a été très marquante pour eux. Les Nobel sont aussi dans la transmission. Ils interviennent dans des écoles, des lycées… Dans notre livre, on leur demande de donner un conseil aux jeunes, ou ce qu’ils feraient s’ils avaient 25 ans aujourd’hui…

Quand vous les avez contactés, quel a été leur accueil ?

C’est un exercice qui nous a demandé de faire preuve de ténacité. Il fallait oser les contacter. Mais ce qui a été super c’est qu’ils ont été enthousiastes face à notre projet. On a 28 et 30 ans, à travers notre livre, c’est aussi une manière pour eux de s’adresser aux jeunes qui rentrent dans le monde du travail, de tisser des liens entre les générations.

Votre ouvrage contient dix grands chapitres qui partagent les visions des prix Nobel. Comment ont été sélectionnés ces dix chapitres ?

On a voulu une approche très concrète pour être utile au lecteur. On a fait un gros travail de recherche, regardé les prises de parole des Nobel, leurs écrits… ; réalisé des entretiens et gardé ce qui se détachait. Chaque chapitre est donc un conseil pratique qui a émergé de notre travail : Optimisez votre chance ; faites ce qui a du sens et non ce qui est opportun ; cultivez l’intérêt égoïste de l’altruisme ; soyez responsable de votre propre vie ; faites-vous davantage entendre ; développez votre esprit critique ; stimulez votre curiosité et votre sens de l’écoute ; apprenez à susciter plus d’intérêt ; trouvez votre vérité ; fortifiez votre ouverture d’esprit.

C’était un travail passionnant avec des témoignages très beaux et très forts. L’idée c’est de donner davantage de densité à sa vie, à sa mesure, et ce sont des pistes de réflexion qui vont dans ce sens.

L’un des chapitres s’intitule « faites-vous entendre », de quoi s’agit-il ?

L’idée de ce chapitre c’est de sonder ce qui fait que l’on va se détacher dans le débat public, avoir une parole forte et audible, s’autoriser à se faire entendre, se sentir légitime pour prendre la parole. On revient sur l’importance des messages et la façon de parler.

On y cite Churchill, un homme politique qui a fait partie de l’Histoire, mais qui était aussi un homme de lettres. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1953. Churchill avait ce sens de la formule, il saisissait le grain des mots, le sens du rythme. Ses phrases, sa façon de dire les choses ont fait l’histoire. « L’histoire me sera indulgente car j’ai l’intention de l’écrire », cette phrase prononcée par Churchill illustre ses bons mots. L’enjeu c’est d’avoir un impact sur les autres, de donner du souffle à son idée maîtresse.

Dans le chapitre « trouvez votre vérité », il s’agit de faire un travail sur soi pour mieux se connaître…

Oui c’est un travail exigent mais qui permet de se regarder en face, de savoir ce que l’on est capable de faire en partant de ce que l’on est, malgré ses faiblesses. Dans l’esthétique japonaise, le wabi-sabi est une vision du monde qui part d’une nature imparfaite et qui consiste à en apprécier la beauté. Le « Kintsukuroi » est une technique qui répare une poterie cassée avec de l’or. On porte un tout autre regard sur cet objet après.

Certains Nobel s’inspirent de cette pensée et cette technique. Faire des choix, ne pas se contenter de son statut de départ, c’est devenir acteur de sa vie pour transformer une réalité rugueuse.

Quels sont les Nobel qui vous ont particulièrement marquée ?

Mère Thérésa est très connue pour son parcours et son courage mais elle a une foi inébranlable et une ténacité au service des plus faibles que j’ai trouvé très belle. Elle va parler aux puissants de ce monde et se met au service des plus faibles. Ça m’a permis de découvrir un autre prisme de cette femme
extraordinaire.

Certains prix Nobel comme Ellen Johnson Sirleaf, qui a été présidente du Libéria, auront un écho particulier pour les femmes. Que pensez-vous qu’elles peuvent retirer de cette lecture ?

C’est important de donner la parole à des femmes car il y a aussi cette question de « role model », de personnalité inspirante. Ellen Johnson Sirleaf dit qu’elle a le devoir de représenter les aspirations et les attentes des femmes. Il y a cette responsabilité. Il y a sa personne et tout ce qu’elle représente, ses combats en faveur de la paix, de la justice. Elle est forte dans les choix qu’elle pose. Elle a valorisé les femmes à des postes de direction.

Son exemple fait progresser les autres femmes. C’est important l’admiration. Ce n’est pas une valeur souvent mise en avant. Pourtant, quand on croit en quelque chose, que l’on s’entoure des meilleurs, et que l’on fonce en imitant ces modèles, on est capable. C’est ce qu’on a voulu montrer dans notre livre.

Dorothée Blancheton

 

 

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