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Critiques : comment éviter qu’elles ne nous affectent ?

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Il suffit parfois d’une critique pour gâcher le reste de la journée et remettre en question sa valeur. Pour éviter que les critiques ne nous affectent et nous empêchent d’aller de l’avant, Jessica Sotto, psychologue, nous livre quelques précieux conseils.

La visioconférence de ce matin s’est déroulée à merveille. Vous avez reçu de nouvelles commandes et même quelques remerciements pour votre travail. La journée se passait bien… jusqu’à ce que votre N+1 ne critique votre dernier compte-rendu. Rien à faire, malgré toutes les autres bonnes nouvelles, cette remarque désagréable vous obsède. Mais pourquoi retient-on plus volontiers ce qui nous affecte ? « Nous évoluons dans une société qui est très négative : les médias relayent les mauvaises nouvelles ; nous râlons très souvent car nous avons appris à penser ainsi. Dès l’école, on corrige les fautes des élèves en rouge plutôt que de saluer ce qui est réussi. Même si quelqu’un nous dit que notre manteau est beau, on est suspicieux », remarque Jessica Sotto, psychologue dans l’Essonne. On aurait donc tendance à voir facilement le mal partout. Et lorsqu’il s’agit clairement d’une critique, cela nous renvoie à notre statut d’enfant et nous rend vulnérable. Ainsi, nous sommes jugés depuis tout-petits et nous construisons à travers le regard de l’autre. Face aux remarques désobligeantes, on peut avoir une conduite d’évitement et se dénigrer à son tour. Heureusement, il est possible de rééduquer sa vision du monde, des choses… et de soi.

S’accepter telle que l’on est

La première chose à faire est de moins se juger, de se regarder avec bienveillance, de s’accepter avec ses forces et ses faiblesses car finalement personne n’est irréprochable. « On se base souvent sur ce qu’on fait plutôt que sur ce qu’on est. Or nous avons des valeurs, des qualités, des défauts aussi bien sûr car personne n’est parfait. Mais on s’évalue trop en fonction de ce que l’on fait, de ses diplômes, de son travail », ajoute la psychologue.  

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Se décentrer

Pour dépasser les critiques, il faut apprendre à se décentrer afin de voir le positif. Cela suppose de relativiser sa situation. Certes, on a été critiquée sur notre manière de gérer ce dossier ou sur une erreur que l’on a faite mais ça pourrait être pire : on n’est pas licenciée, on n’est pas blessée… « On voit trop souvent le positif comme quelque chose de normal et on n’y fait plus attention. On le banalise », constate Jessica Sotto. Retrouver du positif permet d’atténuer la critique. Par ailleurs, celle-ci est souvent accompagnée d’une pensée dysfonctionnelle (« je suis nulle », « je n’y arriverai jamais »). La psychologue conseille alors « d’éviter d’être dans l’interprétation. Mieux vaut se demander ce qu’on dirait à notre meilleure amie si elle était à notre place ».

Faire preuve de gratitude

Pour prendre conscience de ce qui nous arrive de bien et contrebalancer les effets négatifs des critiques, il existe un petit exercice très simple à faire chez soi avant de se coucher. La psychologue suggère ainsi de trouver trois pensées positives sur soi pour renforcer son estime de soi, sur les autres pour mettre en valeur ses bonnes relations et sur sa journée. De quoi s’endormir sur un bilan positif.

Se valoriser

Dans le même esprit, pourquoi ne pas se faire un panneau d’affichage dans son bureau avec tous les compliments que l’on nous a envoyés par mail par exemple. Au moindre coup de mou, on les regarde. On peut aussi se faire un mood board avec des phrases inspirantes, des mots évoquant nos qualités personnelles, les défis que l’on a relevés, des photos de moments heureux et dont on peut être fière. On se rappelle ainsi que l’on est entourée, que l’on a de la valeur. Rien de  tel pour se rebooster !

S’affirmer 

Enfin, « plutôt que de se braquer et d’avoir un comportement passif (se taire) ou agressif, on interroge son interlocuteur pour mieux comprendre la teneur de sa réflexion. Quand tu me dis ça, que remets-tu en question ? Ça évite de partir dans des pensées dysfonctionnelles. On dit ce qu’on éprouve. J’entends ta critique mais je la considère comme injuste car j’ai demandé de l’aide et tu n’as pas pu me guider faute de temps. Communiquer permet d’éviter de ruminer sa colère. Plus on sera dans l’acceptation de cette émotion (colère, tristesse) plus on pourra l’évacuer rapidement », ajoute Jessica Sotto. On cherche comment s’améliorer à partir du retour que l’on nous fait, si la critique est justifiée, et on rebondit encore et toujours.

Dorothée Blancheton

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