Ménopause : comment le Jin Shin Jyutsu peut soulager les symptômes naturellement

Jin Shin Jyutsu ménopause

À 49 ans, Sophie Brunel traverse elle-même la ménopause. Praticienne en Jin Shin Jyutsu, cet art énergétique japonais ancestral, elle vient de publier Ma ménopause avec le Jin Shin Jyutsu (éditions Guy Trédaniel), un livre organisé autour de 6 piliers énergétiques pour accompagner les femmes à travers cette période de transformation.

Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, montagnes russes émotionnelles, vie professionnelle bousculée : elle nous livre son témoignage et des gestes simples, accessibles à toutes, pour traverser la ménopause autrement.

Vous avez 49 ans et vous traversez vous-même la ménopause. Qu’est-ce que ça change, d’écrire ce livre de l’intérieur ?

Guide Dev Persot

Sophie Brunel : Ça change tout ! J’avais une double motivation : évidemment aider les personnes qui allaient lire le livre, mais aussi comprendre ce qui m’arrivait pour savoir comment y répondre en Jin Shin Jyutsu et le partager après l’avoir testé. Ça m’a amené à en parler avec beaucoup de personnes autour de moi, femmes et hommes. Ça a libéré ma parole et m’a apporté de la fluidité sur le sujet dans mon travail au cabinet comme dans l’écriture du livre. À titre personnel, j’ai redécouvert des mouvements que j’avais laissés de côté, changé mes routines de Jin Shin Jyutsu et ça m’a fait beaucoup de bien !

Jin Shin Jyutsu, c’est quoi exactement ? Et en quoi ça se distingue de l’acupuncture ou du shiatsu qu’on connaît mieux ?

Sophie Brunel : Le Jin Shin Jyutsu est un art guérisseur énergétique japonais très ancien. Il utilise l’apposition des mains sur des méridiens et des points énergétiques précis, mais qui sont différents de ceux de l’acupuncture ou du shiatsu. Il se distingue d’ailleurs de ces deux disciplines car il ne nécessite ni aiguilles ni massage ou pressions : le Jin Shin Jyutsu est totalement indolore. De fait, l’auto-pratique est facilitée et ne présente aucun risque.

Votre propre découverte du Jin Shin Jyutsu, c’est une guérison de cystites chroniques après 20 ans d’échecs médicaux. Comment en êtes-vous arrivée à en faire votre profession ?

Sophie Brunel :  J’ai tout simplement été bluffée par l’efficacité nette du Jin Shin Jyutsu ! J’avais à l’époque un cabinet de massage et un diplôme de naturopathie en poche, alors c’est tout naturellement que j’ai voulu en apprendre davantage sur cette pratique qui venait de mettre fin à 20 ans de stress et de douleurs. 

C’était drôle : je me suis formée au JSJ en prenant mes clientes de massage comme cobayes. Une fois certifiée, elles en ont redemandé et j’ai abandonné le massage et la neuropathie pour n’exercer que le Jin Shin Jyutsu.

Votre livre s’organise autour de 6 piliers énergétiques. Pour une femme qui n’a jamais entendu parler de cette pratique, par où commence-t-on concrètement ?

Sophie Brunel : Le livre commence par un rituel essentiel qui soutient à la fois les hormones, le stress, le sommeil, la forme physique et émotionnelle et apporte encore une pléthore de bienfaits. 

Donc une femme qui ne connaît absolument rien au Jin Shin Jyutsu pourra commencer tout simplement… par le premier flux ! Et dès sa première pratique, elle sentira en elle l’effet du JSJ. Je fais souvent pratiquer ce flux en conférence et j’en connais donc très bien la portée, même en une seule pratique, même dans le bruit et des conditions peu idéales : le Courant Central (c’est son petit nom) change instantanément la donne.

Le chapitre sur les « montagnes russes émotionnelles » est frappant. Perte de confiance, démotivation, burn-out… Est-ce que la ménopause est encore trop sous-estimée comme événement psychologique ?

Sophie Brunel : Totalement ! Je travaille avec des psychologues et je réalise auprès des femmes en péri et en ménopause qu’elles m’envoient, qu’elles sont dans une grande détresse psychique. Elles se plaignent souvent de ne plus se reconnaître émotionnellement. Elles vont même jusqu’à parler de manque d’élan, de perte de joie ou même d’envie de vivre, ce qui se rapproche des symptômes d’une dépression. J’ai personnellement ressenti cela à des degrés plus faibles au travers de coups de blues et de crises de larmes sans motifs. J’en parle au passé car le JSJ m’a encore une fois été salvateur. Donc dans mon livre, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de cet aspect de la ménopause.

Vous décrivez des gestes très simples : tenir un doigt ou encore poser une main sur le sternum. Comment convaincre qu’un geste aussi minimal peut avoir un effet réel sur le corps ?

Ma ménopause avec le Jin Shin Jyutsu - Sophie Brunel (Guy Trédaniel)
Ma ménopause avec le Jin Shin Jyutsu – Sophie Brunel (Guy Trédaniel)

Sophie Brunel : J’ai dû m’en convaincre moi-même, alors je comprends bien cet argument. Je ne voyais pas comment une chose aussi simple, si elle était vraiment efficace, n’était pas plus connue ! 

Alors je suis passé outre mon mental, j’ai essayé, ça a été efficace et j’ai écrit des livres pour que ce soit connu !!

Aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un témoignage de personnes que je n’ai jamais rencontrées qui me disent avoir lu mon livre et qu’en tenant leur index elles n’ont plus de crampes chaque matin et que ça change leur vie, qu’en faisant le (fameux) Courant Central, leurs analyses de sang avaient radicalement changé ou encore qu’en tenant leur pouce, elles dormaient comme un bébé. 

Passer le cap du mental est le seul obstacle au JSJ, alors passez à l’action sans réfléchir.

Le Jin Shin Jyutsu est utilisé en oncologie dans des hôpitaux américains. Pourquoi est-il si peu présent en France dans les parcours de soin ?

Sophie Brunel : La France est, malheureusement, un des pays européens les plus en retard sur la médecine intégrative. La pression des groupes pharmaceutiques est immense. On l’a vu avec le déremboursement de l’homéopathie, la chasse aux herboristes etc…Notre voisine l’Allemagne, toute proche géographiquement, est à des années-lumière de nous en termes de santé. Il y a là-bas presque autant de praticiens en Jin Shin Jyutsu qu’il y a d’ostéopathes. J’espère bien, par mon travail, susciter des vocations et faire ainsi grandir la place du JSJ en France.

Ménopause et vie professionnelle : que vivent les femmes actives au travail pendant cette période ? Comment les inciter à faire le premier pas ?

Sophie Brunel : Je crois qu’elles vivent beaucoup de fatigue physique et mentale. Qu’elles ressentent une fragilité face aux changements corporels qui sont lourds à porter devant les collègues et les supérieurs. Le brouillard mental les épuise, les frustre, les énerve et les décrédibilise aussi parfois dans leur équipe de travail. Bref, ce n’est pas l’environnement le plus cosy pour traverser un cataclysme intérieur.

La parole est une clé pour moi. Parler simplement de ce qui se passe à une collègue ou à son-sa supérieur-e , ou à une personne des RH, pour que cela ne reste plus juste en soi, qu’on ne le porte plus seule : c’est vraiment libérateur et constructif.

Vous appelez la ménopause « un passage vers un matin neuf ». C’est une conviction personnelle ou quelque chose que vous observez chez vos patientes ?

Sophie Brunel : Les deux. Je vois le changement sur mes patientes et je le vis en moi. J’ai passé toute une période à me sentir mal, sans savoir que c’était en lien avec la ménopause qui approchait. Mais une fois que je l’ai réalisé, j’ai pu travailler dessus en JSJ et maintenant, je me sens comme neuve ! Pleine de projets, d’envies, de force : je me sens heureuse dans mon corps et dans ma vie de presque quinqua et c’est ce que je souhaite faire vivre aux lectrices de mon livre via la pratique du JSJ.

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