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Véronique de la Cochetière : être en phase avec soi-même et le monde

Véronique de la Cochetière, sage femme ostéopathe intrapelvien
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Sa vie ressemble à un roman et il est difficile de la résumer. Véronique de la Cochetière a débuté sa carrière avec Médecins du monde avant de devenir sage-femme et de, sans cesse, faire évoluer son travail. Désormais, mettant à profit toutes ses connaissances, de sage-femme mais aussi ostéopathe intrapelvien et thérapeute en ayurvéda, elle œuvre aux côtés des femmes pour réveiller le divin qui sommeille en elles. Son objectif : leur faire prendre pleinement conscience de leur unicité et donc de leur place (et leur utilité) dans le monde. Car comme elle le rappelle si bien : « Si on ne travaille pas sur soit, on n’a rien. On attend des autres, mais ils ne feront jamais le travail qu’on doit faire sur nous-mêmes. »

Interview de Véronique de la Cochetière 

1. Vous avez un parcours extrêmement riche : pouvez-vous vous présenter en quelques mots (ou un peu plus !) à la communauté Business O Féminin ? 

Je suis une femme, épouse, mère de 4 filles, citoyenne du monde, sage-femme depuis 32 ans et ostéopathe intrapelvien depuis 15 ans. Depuis six ans, j’anime des ateliers féminins, Ma Yoni, mon amour. L’objectif est d’atteindre une connaissance approfondie du Yoni (organe génital féminin en sanskrit) et du périnée pour découvrir sa vie intérieure et oser être une femme. Ma vocation, c’est transmettre. En décembre 2020, j’ai cofondé le fonds MYMA. Une association qui s’adresse à celles, démunies, qui n’ont pas les moyens de se payer des soins non remboursés par la sécurité sociale. Si vous souhaitez d’ailleurs nous soutenir financièrement, vos dons leur permettront d’obtenir des soins (naturopathie, psychothérapie, hypnose, acupuncture, yoga, ostéopathie…) mais aussi des suivis juridiques gratuits pendant 3 à 12 mois pour les aider à retrouver le droit d’exister et le goût de vivre. 

2. Dans votre livre, vous évoquez l’importance des mantras pour prendre conscience en soi. Pouvez-vous donner des exemples ?

Lorsque la formation, le stage, le séminaire sont finis : le travail commence réellement. Aux élèves de se l’approprier et de l’utiliser tous les jours, notamment sous la forme de mantras à se répéter dès le matin, au réveil. Par exemple, vous vous levez, vous vous regardez dans la glace, et vous vous dites : « Qui je suis vraiment ? » Puis : « De quoi j’ai vraiment besoin pour vivre ? » Le vraiment, vous pouvez même prendre votre rouge à lèvres et l’inscrire en lettres capitales sur la glace. C’est un exercice simple et difficile à la fois, car on ne parle pas ici de l’image que l’on donne au monde, pas du tout. Mais de celle qui est à l’intérieur de nous et que l’on n’ose justement pas dévoiler. On regarde pleinement ce qui est marqué en rouge sur le miroir. Et l’on se rend compte qu’on n’a besoin d’une seule chose : soi. Pour vivre, notre corps nous demande de boire, manger, respirer, dormir, éliminer et respirer. Un autre mantra à se répéter : « Vivez comme votre âme. » Lentement, simplement, avec beauté et bienveillance. Et mon dernier mantra : Tu as le choix : respirer ou mourir. Le jour de notre naissance, nous avons eu le choix. Donc on doit honorer chaque jour de vie. Je le dis souvent aux personnes qui viennent me voir qui se sentent prisonnières d’une situation, d’un passé : A l’intérieur de ton corps, tu es libre. Le jour où tu ne seras plus libre, tu t’arrêteras de respirer.

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3. Cela semble facile pour vous, presque inné, pourtant vous avez dû travailler sur votre bien-être et notamment faire la paix avec vos monstres. Pouvez-vous nous en parler ?

Je dis toujours à mes élèves la première chose que nous devons tous faire déjà, c’est la paix avec nos parents, même si l’on a vécu des épisodes très difficiles de maltraitance. Cela ne veut pas dire tout pardonner. Mais tant qu’on n’a pas fait la paix avec son monstre, on a peur de lui et on avance dans la vie sans défense, sans protection. 

Moi aussi j’ai eu mal, moi aussi j’ai été en colère. Mais je me rends compte à mon âge que toutes les douleurs, les difficultés que j’ai rencontrées ont transformé ma vie. Pourquoi je suis celle qui parle devant vous ? Grâce à deux femmes. Ma maman, décédée à 64 ans et qui aurait 83 ans aujourd’hui. C’est ma divine, à moi. Et cette petite Solenn, décédée à la naissance (une hémorragie de Benckiser a été diagnostiquée et a causé le décès de la petite fille à la maternité, dans les bras de Véronique, ndlr). Sans elle, je serai toujours sage-femme dans les cliniques chics de Paris à faire du pseudo accompagnement. Désormais, je n’accouche plus de bébés, mais de femmes.

4. Pourquoi vous êtes-vous également lancée dans l’aventure de ce livre ? 

J’avais auparavant coécrit une série de livres avec la journaliste Véronique Deiller autour de la maternité et du post-partum pour les éditions Solar devenus par la suite les éditions Tana. Véronique m’a recontactée pour me prévenir que les éditions cherchaient une sage-femme pour rédiger un livre autour de la Grossesse au naturel. Je me rends donc au rendez-vous et je rencontre la responsable des éditions. Je préfère lui dire que selon moi le sujet est déjà vu et archi vu ! Mon franc-parler l’a décontenancée mais nous avons continué à échanger. Je lui ai parlé de mon travail et elle m’a dit : « On va faire un livre sur vous ! ». La boucle est bouclée, car j’ai de nouveau collaboré avec Véronique Deiller sur cet ouvrage : « Réveillez-vous, femmes divines ! ». 

5. Quels sont vos projets ? 

Après 32 ans aux côtés des femmes, depuis un an, je propose désormais des ateliers aux hommes et m’intéresse au masculin sacré. Car je rencontre beaucoup d’hommes qui sont soucieux de la qualité de la vie des femmes. Certains sont aussi terrorisés par elles ! En manque de pouvoir, ils ne parviennent pas à trouver leur place, et peuvent même devenir maltraitants. Mon rôle, c’est donc de travailler avec les hommes et dès le printemps 2022 je souhaiterais réaliser des stages, formations mixtes. Je pense que la génération masculine change en ce moment et a envie d’un partage. L’adelphité est un mot magique.

Réveillez-vous, femmes divines, de Véronique de la Cochetière, Tana éditions.
(c) photo : Solène Jakovsy

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