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Glowbl : la pépite de la french tech qui entend peser face à Slack et Zoom

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Alors que la crise a poussé les entreprises à se réorganiser autour du télétravail, les solutions de collaboration à distance ont connu une envolée phénoménale ces derniers mois, à l’image de Glowbl, la start-up lyonnaise qui a multiplié par 7 son chiffre d’affaires cette année. Sophie Lazard, CEO, nous explique les ambitions de ce nouveau fleuron de la french tech qui convoite déjà le marché outre-Atlantique. L’occasion de revenir sur la révolution engendrée par la crise sanitaire et son impact sur l’hybridation du travail.

Le marché du travail à distance est déjà très prisé par les géants du secteur. Comment Glowbl entend faire la différence ?

Sophie Lazard : Glowbl, c’est bien plus qu’une solution de conférences ou de chat en ligne, mais bel et bien un espace de travail permanent et personnalisable, contrairement aux rencontres en sessions. Si elle le désire, l’entreprise peut en faire son workspace en créant autant d’espaces de travail qu’elle le souhaite : bureaux virtuels, lieux de séminaires, forum à distance…  A l’intérieur de cet espace, chacun peut se balader librement avec la possibilité de gamifier l’expérience. Nous permettons à un collaborateur de travailler d’une table à l’autre, en groupe et en sous-groupe, avec un modèle de son entre les tables (la version freemium permet de travailler sur trois tables, ndlr). Chaque groupe de travail peut partager son écran mais aussi tout type de documents ou supports. Nous avons intégré la suite Google mais on peut utiliser d’autres suites collaboratives comme Draft ou Miro.

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En mars dernier, le premier confinement a montré que les entreprises françaises n’étaient globalement pas préparées au travail à distance. Quels ont été les principaux écueils selon vous ?

Sophie Lazard : En France, quand le premier confinement s’organise, très peu d’entreprises sont préparées. Les patrons et DRH étaient encore en train de se poser des questions préhistoriques sur l’organisation du télétravail et surtout sur les modalités de contrôle des salariés. Le Covid les a clairement bousculés ! Les dirigeants se sont rendu compte que lorsqu’ils avaient les bons outils pour asseoir une collaboration virtuelle, cela pouvait engendrer un certain gain de temps et de productivité dans les équipes. L’autre aspect, c’est que les salariés ne pourront plus être retenus pour des motifs géographiques, ce qui risque d’augmenter la guerre des talents ! Idem pour les universités et écoles françaises qui vont devoir désormais compter avec la concurrence des universités anglo-saxonnes. Dernier constat : la crise a révolutionné la manière de faire du BtoB. Les équipes commerciales ont compris qu’elles n’étaient finalement pas obligées de se déplacer à chaque fois pour rencontrer un client.

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Que reprochez-vous aux outils de travail à distance traditionnels ?

Sophie Lazard : Pendant le premier confinement, le sujet a été de faire de la visio pour les entreprises et les écoles, mais maintenant, on a dépassé ce stade. La question est : comment va-t-on collaborer à distance sans être lessivés par des journées entières de visio conférences ? C’est là que réside la proposition de valeur de Glowbl.  Notre volonté est de créer une interface permettant de rapprocher le plus possible l’expérience virtuelle de l’expérience physique. Avec notre système de salles de travail pensé comme un open space, il n’est plus nécessaire de prendre rendez-vous pour échanger. Nous voulons vraiment lutter contre la sensation d’isolement des collaborateurs mais aussi des managers qui peuvent être paniqués du fait qu’ils ne voient pas leurs équipes. De ce fait, ils peuvent avoir tendance à micro-manager, augmenter les KPI de leurs collaborateurs ou encore caler des réunions inutiles juste pour connaître l’état d’avancement de leurs tâches.

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Votre combat, c’est de retrouver des échanges spontanés ?

Sophie Lazard : C’est évident qu’il n’existe pas la même spontanéité entre la culture de l’écrit et celle de l’oralité. Glowbl entend justement faciliter les interactions orales car cela permet non seulement de gagner du temps en ne perdant pas de précieuses minutes à formuler, mais aussi tout simplement car l’oralité permet de renforcer les liens. Il n’y a rien de tel qu’un sourire pour enrober les choses !

Comment avez-vous vu évoluer le travail à distance cette année ?

Sophie Lazard : Il est clair qu’une révolution s’est opérée dans les écoles et entreprises. Mais chez nous aussi. Au départ, nous proposions un outil de classe virtuelle. Mais des géants sont arrivés sur ces sujets là. Nous nous sommes donc repositionnés en venant non pas en concurrence avec ces mastodontes mais en complément (par exemple, nous proposons des fonctions complémentaires à Teams, comme la gestion par sous-groupe ou des séminaires).  D’ailleurs, cette solution est brevetée. Elle existait déjà mais nous l’avons adaptée à cet usage de bureaux virtuels comme lieu de travail.

Pour Glowbl, la crise sanitaire a provoqué un vrai effet d’aubaine, votre croissance a été exponentielle ?

Sophie Lazard : Nous avons multiplié par 15 notre nombre d’utilisateurs, et notre CA est passé à 1 million d’euros. La crise a représenté une vraie opportunité même si nous avons dû faire preuve d’une grande capacité d’adaptation pour répondre aux différents défis !

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On entend un peu tout et son contraire sur le télétravail (plébiscité par certains, détesté par d’autres). Pensez-vous vraiment que le monde « d’après » va être totalement transformé, avec une hybridation des modalités de travail ?

Sophie Lazard : Je suis convaincue qu’il va être totalement transformé. Les gens ont pris des habitudes et ont surtout réalisé qu’il n’était plus forcément nécessaire d’habiter au cœur des grandes métropoles. Je crois farouchement dans le full remote et je pense que ce sera un atout essentiel pour réattirer les jeunes vers les CDI. Il est certain que le télétravail va être un critère de recrutement des salariés. Mais cela laisse aussi présager d’un vrai sujet autour de l’équité entre les cols blancs, qui pourront télétravailler, et les cols bleus. En dehors de cela, le management va se réinventer. Et nous, chez Glowbl, nous voulons proposer des outils qui accompagneront ce nouveau mode de management. Je suis également persuadée qu’il sera nécessaire de former les managers en plus de se doter des bons outils. La transformation est en marche, rien ne sert de résister !

Quelles sont désormais les ambitions de Glowbl à l’étranger ?

Sophie Lazard : Notre avenir n’est clairement pas franco-français. Notre souhait est avant tout d’aller attaque le marché anglais et américain. En somme, notre ambition est de faire partie de cette nouvelle page qui s’écrit pour les sociétés, afin d’apporter une solution pertinente aux entreprises et aux équipes qui ont besoin de faire corps pour générer de l’intelligence collective.

Propos recueillis par Paulina Jonquères

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