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Faites le plein d’idées pour améliorer le bien-être de vos salariées !

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Rien de tel que des employées écoutées et épaulées pour mener à bien leurs missions au sein de l’entreprise. Amélioration de la qualité de vie au travail, meilleure conciliation entre la vie pro et perso… Voici quelques initiatives pour vous inscrire dans cette démarche.

La question de la Qualité de Vie au Travail (QVT) continue sa progression au sein des entreprises, mais il reste encore beaucoup à faire. La crise sanitaire liée à la Covid-19 y a d’ailleurs contribué. « La crise a secoué beaucoup de choses dont la valeur travail. Beaucoup de femmes se demandent comment faire pour mieux gérer leur temps et ne plus être dépassées par leur travail. Les entreprises y sont plus sensibles et font le plein d’idées pour améliorer le bien-être de leur salariées. Elles comprennent davantage qu’en prenant soin de leurs employées, il y a moins de risques psychosociaux et une meilleure performance des équipes », analyse Laurence Damais, responsable de Ressources Humaines, Coach professionnelle, cofondatrice d’Happy’Pros et consultante en QVT.  

Nos 6 idées pour le bien-être de vos salariées

Ne pas tout accepter 

Si les dirigeants d’entreprise doivent être moteurs dans cette démarche, la spécialiste rappelle qu’il est bon que les femmes en soient également actrices. Elle invite à se demander ce que l’on peut faire pour trouver un équilibre dans son rythme de travail sans être mise de côté pour autant. Les idées reçues sur les femmes, qui plus est lorsqu’elles sont mamans de jeunes enfants, ont souvent la vie dure. Dans les faits, Laurence Damais encourage pourtant à oser dire non de façon proactive : « je ne peux pas faire ça pour l’instant », « je ne peux pas le faire dans ces conditions »… On peut aussi demander à ce que sa fiche de poste soit redéfinie.

Mini Guide Leader

Mais certaines entreprises sont conscientes de la charge mentale qui pèse sur leurs employés et notamment les femmes, de leur fatigue, de leur besoin de souplesse… C’est ainsi en étant comprises, en travaillant dans de bonnes conditions, en ayant la possibilité de concilier au mieux leur vie personnelle et professionnelle qu’elles donneront le meilleur.
Voici quelques initiatives qui participent à cet équilibre, donnent une bonne image de l’entreprise, lui permet d’attirer et de garder les talents.

Le télétravail pour vos salariées pour plus de souplesse et de bien-être

Tous les métiers et les secteurs ne s’y prêtent pas, mais les confinements ont démontré que beaucoup d’emplois étaient compatibles avec le télétravail. Un, deux, trois jours par semaine… Quelle que soit la formule, télétravailler offre une vraie flexibilité. Là aussi, c’est au cas par cas et quand certaines seront adeptes du 100% télétravail, d’autres préfèreront n’y recourir qu’un jour par semaine. Mais lorsque c’est autorisé par l’entreprise et modulable, cela permet au plus grand nombre d’en profiter comme bon lui semble. « C’est une question de confiance et d’autonomie à accorder. En France, on a encore du mal à faire confiance aux collaborateurs qui travaillent à distance même si la crise a permis de démocratiser ce mode de travail. Les mentalités doivent encore évoluer », souligne la responsable RH.

Pour un bien-être des salariées : une micro sieste et ça repart ! 

Laurence Damais milite pour les petites siestes en entreprise. Elle propose des ateliers découverte de lumino-relaxothérapie avec un outil innovant qui permet de faire des “turbo-siestes ». « Ça a un effet vraiment bénéfique sur le mental et le physique, car les salariés apprennent à se (re)poser, à lâcher prise. Ce n’est pas une pause pendant laquelle on va faire autre chose », soutient-elle. Cette courte pause aide à recharger ses batteries pour être de nouveau bien concentrée et productive. Bien sûr, cette pause doit être encadrée pour fonctionner. Plusieurs entreprises ont déjà sauté le pas pour plus de bien-être pour leurs salariées. Depuis décembre 2014, dans les locaux de Renault dans les Hauts-de-Seine, par exemple, on fait les choses en grand avec un « calm space » (espace calme). Un lieu où cinq petites salles délimitées par des rideaux permettent de s’allonger sur un fauteuil inclinable en étant bercé par de la musique douce et un éclairage relaxant. L’usage des salles est limité à vingt minutes, ce qui permet de faire une pause entre deux réunions ou après déjeuner. Le « calm space » est apprécié des personnes ayant de longs trajets à faire, mais aussi des femmes enceintes, confiait Eric Benichou, le directeur général de Renault à nos confrères du Parisien.

Une crèche d’entreprise

Trouver un mode de garde quand on travaille relève parfois du parcours du combattant. Les entreprises qui proposent des services d’accueil pour les jeunes enfants de moins de 6 ans marquent forcément des points ! La Fédération Française des Entreprises de Crèches promeut le développement de ces modes d’accueil collectif et peut être un allié pour mettre en place ce dispositif. À l’heure actuelle, la FFEC recense 2000 crèches qui proposent 52 000 places pour accueillir les enfants des employés. « Les crèches d’entreprise facilitent la QVT et d’une manière plus large la vie des femmes. Elles n’ont pas le stress de trouver un moyen de garde, de partir au pied levé si leur enfant est malade… Dans les entreprises que j’ai pu côtoyer et qui l’ont appliqué, ça a été une ouverture énorme pour faciliter la vie des employés », constate Laurence Damais. Les espaces de coworking s’y mettent aussi à l’instar de cette initiative bordelaise dont on vous parlait récemment.

Une salle pour allaiter

La loi prévoit une réduction du temps de travail pour les mères salariées afin qu’elles puissent allaiter leur enfant pendant leurs heures de travail. Cette pause est de 30 min le matin et 30 min l’après-midi ou 20 min matin et après-midi si le local d’allaitement est situé dans l’entreprise ou à proximité. Toute entreprise employant plus de cent salariées se doit de prévoir un local à cet effet. Mais cela n’empêche pas les plus petites structures de montrer leur engagement et de soutenir leurs employées qui font le choix de l’allaitement. Pour entamer ces démarches, les entreprises peuvent se faire aider par des cabinets spécialisés comme Lactissima par exemple. 

Un congé menstruel

Depuis le 1er janvier 2021, à Montpellier, La collective, une entreprise coopérative au service des associations, propose un congé menstruel à ses collaboratrices. Le principe ? En cas de règles douloureuses, les salariées envoient un mail et la structure leur accorde une journée de congé payé. Nul besoin de fournir un certificat médical. Un dispositif qui existe déjà dans certains pays comme le Japon… « En France, on est très prudes sur tout ce qui touche les problèmes intimes récurrents pour les femmes (règles douloureuses, endométriose) et qui peuvent leur gâcher la vie au quotidien et leur travail. On reste encore dans un monde très masculin et ces congés à destination des femmes ne sont pas accueillis naturellement », observe la spécialiste. Le sujet émerge tout juste dans l’Hexagone… 

Dans tous les cas, améliorer le bien-être et la QVT des femmes ne se résume pas à proposer des cours de yoga ou à mettre une salle de détente à disposition, même si c’est déjà un pas. Laurence Damais rappelle que ces initiatives doivent s’inscrire dans une démarche plus globale d’écoute des besoins et d’adaptation de l’organisation du travail. À bon entendeur…

Dorothée Blancheton

 

 

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