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Comment et pourquoi mettre en avant ses soft skills ?

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Si les compétences techniques (hard skills) sont toujours très recherchées par les entreprises, les qualités comportementales (soft skills) le deviennent de plus en plus. En quoi sont-elles importantes et comment les mettre en avant ? Explications.

De plus en plus plébiscitées dans le monde professionnel, les soft skills représentent les compétences personnelles, le savoir-être de chacun, ce qui lui permet de coopérer avec les autres pour créer. « Ces soft skills sont un enjeu d’autant plus important qu’elles n’ont pas fait l’objet d’un enseignement scolaire ou d’un training », reconnaît Marie-José Couchaere, consultante et formatrice en négociation, management et coopération, directrice associée d’Ibel et auteure de « Cultivez vos soft skills », paru aux éditions ESF.

Ces soft skills se distinguent des hard skills, centrées sur les compétences professionnelles, le savoir-faire. Et si ces hard skills sont indispensables, les soft skills le sont tout autant. « J’ai vu à mesure que mon entreprise grandissait à quel point ces soft skills étaient importantes. Les RH et les employeurs sont conscients que si leurs salariés ne savent pas coopérer entre eux, ça peut générer des problèmes.

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Ces soft skills sont en train de prendre le pas sur les hard skills qui, elles, se périment vite avec l’évolution des technologies », déclare Émeric Lebreton, cofondateur d’Orientaction, un réseau de cabinets spécialisés dans l’accompagnement des évolutions professionnelles, docteur en psychologie et co-auteur avec Sandra Grès de « #Méthode 16 : découvrez 16 soft skills et atteignez le bonheur et la réussite » aux éditions Orientaction. La pandémie a accéléré la digitalisation des entreprises, favorisé le télétravail et supposé de déployer des soft skills pour manager à distance, communiquer en visio… De quoi accélérer encore la cote de ces compétences comportementales.

Connaissez-vous vos soft skills ?

Parmi les soft skills les plus recherchées par les employeurs, on trouve le leadership (l’audace, l’esprit d’entreprendre, la vision…), la communication (l’intelligence émotionnelle, le sens du collectif…), les capacités cognitives (la résolution de problèmes…), etc. Pour être en mesure de mettre en avant ses soft skills lors d’un entretien de recrutement par exemple, encore faut-il les connaître. Pour cela, Orientaction propose sur son site Internet un test gratuit baptisé Harmony.Ce test s’articule autour de 80 questions et offre à son issue un rapport qui se veut un bon point de départ pour se mettre en réflexion, mieux se connaître, alimenter son CV et son entretien d’embauche. Ce rapport indique aussi les points à travailler. Il est également possible d’acheter sur le site un certificat attestant de ses résultats au test de soft skills.

Dans les tests menés par Orientaction, il apparaît que les hommes sont plus à l’aise que les femmes dans la résolution de problèmes et le sens du collectif tandis que les femmes le sont plus dans l’intelligence émotionnelle, la communication et la créativité. Pour connaître vos soft skills, vous pouvez effectuer ce test mais aussi observer et analyser vos comportements au quotidien, interroger
vos proches…

Développer ses soft skills

Il est possible de cultiver ses soft skills par un travail de développement personnel, des lectures, des expériences, des formations continues… Bien souvent ces soft skills sont liées entre elles. L’affirmation de soi est par exemple une compétence nécessaire pour négocier et coopérer. Cette affirmation de soi suppose aussi de savoir être soi, d’avoir travaillé ses convictions personnelles, ses valeurs, ses envies, de s’y tenir et d’assumer. « Quand on négocie, il y a des enjeux de pouvoir et des rapports de force qui s’exercent. Ce n’est pas possible de s’y frotter si on n’a pas un minimum d’affirmation de soi et de savoir argumenter », explique Marie-José Couchaere.

De la même manière, savoir questionner permet de mieux comprendre la pensée de son interlocuteur, l’empathie de mieux prendre en compte son ressenti pour l’intégrer dans sa réflexion. Pour développer son écoute, l’experte suggère de s’observer au quotidien : comment écoutez-vous votre enfant, votre conjoint, votre voisin ? Ça peut demander un réel effort dans la vie professionnelle si cette compétence n’est pas naturellement très développée. Entraînez-vous au quotidien à avoir une écoute active, à écouter l’autre, lui poser des questions, à tenir compte de ses émotions…

Évoquer ses les qualités comportementales sur son CV

Une fois ses soft skills identifiées et cultivées, l’idée est de les indiquer sur son CV au même titre que ses compétences techniques. Préparez une rubrique soft skills dans l’ère du temps qui va attirer l’œil. Et soyez prête à illustrer celles-ci : vous faites preuve d’une grande motivation ? Soyez capable d’apporter la preuve de ce que vous avez déjà fait. Attention à ne pas confondre cette rubrique avec une partie « loisirs » qui peut être à double tranchant. « Si on indique sur son CV que l’on est très sportif, c’est une qualité mais on ne sait jamais comment ça peut être interprété. Le recruteur peut craindre que la personne ne se blesse et n’ait un arrêt de travail à cause de cette pratique », souligne Émeric Lebreton. 

Utiliser ses soft skills en entretien d’embauche

L’entretien décroché, c’est le moment de déployer vos soft skills. Posez des questions au recruteur pour lui démontrer votre intérêt pour l’entreprise et la mission proposée. « Auparavant, il est important de bien s’informer sur l’entreprise et de prendre l’initiative de poser des questions pour démontrer sa curiosité, son sens de la prise d’initiative… », suggère Marie-José Couchaere.

Mettez en avant vos qualités : empathie, sens du collectif, communication… Et préparez des exemples très concrets tirés de votre vie professionnelle ou personnelle pour les illustrer. La question du salaire est souvent un tabou. Là aussi, sortez de votre zone de confort. «Même si le salaire est indiqué, on le challenge. Ça démontre qu’on est dans une démarche engagée, que l’on cherche à avoir la meilleure équation possible, qu’on a un bon degré d’affirmation de soi. Et on ne donne pas une fourchette de salaire car l’interlocuteur choisira bien sûr la
fourchette basse », conseille Marie-José Couchaere.

User de ses qualités comportementales en entreprise

Engagée dans l’entreprise, continuez de travailler vos soft skills. Faites confiance à vos collèges et mettez sur la table toutes les infos dont vous disposez pour faire avancer les projets communs. Ça crée un climat de confiance avec l’équipe et vous augmentez les chances que vos collaborateurs fassent de même en retour. Vous développez un profil coopératif.

Toutes ces qualités comportementales sont une force au quotidien au travail. Elles aident à s’adapter à de nouveaux modes de travail, à décrocher des contrats, à coopérer avec ses collègues… et elles vous renforcent.

Dorothée Blancheton

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