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À quoi ressemblera le travail de demain ?

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Après plus d'un an de recours généralisé au télétravail, le temps est venu de tirer les premières conclusions de cette méthode d'organisation : est-il à bannir dès le retour à la normale du contexte sanitaire, ou s'agit-il au contraire du travail de demain ?

Plus d’un an après le premier confinement et l’entrée du télétravail dans le quotidien de millions de Français, les zOOms de l’Observatoire Cetelem, accompagnés par Harris Interactive, ont interrogé 1 000 Français sur leur rapport au travail et à ses nouvelles modalités. Les réponses obtenues permettent de dessiner les contours de ce que sera le travail de demain, celui qui remplit à la fois les besoins de l’entreprise et ceux des salariés. On décrypte. 

Le télétravail prend de plus en plus de place dans la vie des salariés français

Avant la crise, les entreprises françaises étaient globalement assez réfractaires à l’usage massif et généralisé du télétravail. Hormis quelques startups calquées sur le modèle anglo-saxon, la majorité des structures appliquaient la norme du travail en présentiel. Suite à la crise sanitaire, cette nouvelle méthode d’organisation s’est largement généralisée. En effet, pratiquement la moitié des actifs (49%) déclare avoir été amenée à télétravailler depuis mars 2020. Après un an de pratique, les salariés français disposent donc d’assez de recul pour faire par de leurs observations sur les pans de leur vie qui se sont améliorés, et ce qui se sont, au contraire, détériorés, suite à l’usage du télétravail. 

« Avec près d’un actif sur deux qui n’indique pas de changement particulier au quotidien sur les différents aspects de sa vie professionnelle, la crise ne représente pas un  important bouleversement. Elle apporte néanmoins des difficultés certaines, particulièrement ressenties par les actifs exerçant des fonctions de management, plus sensibles à la dégradation de leur charge de travail et à l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. La crise ne change donc pas tout, mais elle instaure un contexte de perturbations et de remise en cause des acquis et potentiellement, crée des occasions de réinventer le travail. » analyse Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

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Voici les données les plus probantes issues de l’enquête : 

La crise ne semble pas avoir fondamentalement bousculé la place du travail dans la vie des Français. La majorité des actifs (56%) estiment n’accorder ni plus ni moins d’importance à son travail qu’avant. Néanmoins, ils sont quand même 31% à affirmer donner au travail une plus grande importance, une tendance qui est particulièrement visible chez les jeunes actifs de moins de 35 ans (41%).

En outre, si près de 6 actifs sur 10 se sentent épanouis dans leur travail (58%)seulement 17% d’entre eux vont jusqu’à s’estimer très épanouis. La période est en effet source de fragilités pour les actifs, challengés à plusieurs niveaux dans le quotidien de leur vie professionnelle.

Parmi les facteurs pouvant expliquer qu’ils ne se sentent pas toujours pleinement épanouis, figure en premier lieu le manque d’interactions sociales au travail (plus de 6 sur 10), que ce soit les discussions entre collègues (73%), les déjeuners (68%) et les événements festifs ponctuels comme les pots de départ ou autres soirées (63%). Ce sont notamment les plus jeunes qui déclarent le plus pâtir de cette privation : ainsi, près de 3/4 des actifs de moins de 35 ans déclarent que déjeuner entre collègues (75%) ou boire un verre à la sortie du travail (77%) leur manque.

La crise a également eu un effet délétère sur les perspectives d’évolution professionnelle. Selon 33% des actifs occupés, elle a réduit leurs possibilités de recevoir une promotion ou des primes, et pour 32%, leurs opportunités sur le marché de l’emploi.Concernant leur quotidien, ils sont 31% à affirmer que la crise a eu un effet nuisible sur leur charge de travail, et davantage encore au sein des catégories aisées (37%). Moins nombreux sont ceux qui considèrent que la crise a dégradé leurs relations avec leurs collègues (21%) ou leur manager (13%), malgré le relâchement des liens parfois dû au télétravail.

De tous les aspects de la vie professionnelle, se sont donc les interactions sociales qui sont le plus largement regrettées par les actifs en télétravail. Le manque associé à ces dernières serait d’ailleurs source de solitude et de stress. En effet, 32% des actifs qui télétravaillent depuis le second confinement vivent cette pratique comme une contrainte, en raison de l’affaiblissement des liens sociaux (46% d’entre eux) et d’un découragement face à une situation sanitaire qui s’éternise (45%). 

Une frontière entre bénéfices perçus et inconvénients qui n’est pas si évidente

Si les Français estiment gagner du temps – notamment les Parisiens et les habitants de grandes agglomérations qui ne prennent plus les transports en commun – et plus de flexibilité, le télétravail engendre également un certain nombre de contraintes, en première ligne desquelles l’isolement et la sédentarité. 

Le télétravail : travail de demain ? 

Malgré les contraintes précédemment énoncées, le télétravail reste une option viable pour le futur. En effet, plus de 3/4 des Français (76%) pensent qu’il s’agit d’une bonne chose tant pour les entreprises que pour les salariés. Ainsi, le développement du télétravail semble probable pour un grand nombre de Français (85%). 

Les jeunes actifs en particulier, souhaitent voir cette forme de travail se développer. 83% des 25-34 ans souhaitent en effet voir ce dispositif perdurer. 

Globalement, la forme de travail la plus plébiscitée reste une forme hybride avec une alternance entre phases de télétravail et présentiel.  

Enfin, ils sont une minorité – significative cependant – à souhaiter travailler la plupart du temps chez eux (44% des actifs interrogés). 70% des moins de 35 ans quant-à-eux envisageraient des formes encore plus nomades de télétravail. 

Emma Rouan

 

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