fbpx

Nouvelles fonctions : comment vous adapter rapidement ?

nouvelles fonctions

Que vous soyez manager ou non, tout changement de poste est une étape importante où l’on se met volontiers la pression pour faire ses preuves. Comment vous adapter rapidement à vos nouvelles fonctions ? Les réponses avec Bertrand Huck, fondateur du cabinet Business & Harmonie. Mais également coach et auteur de « Managers, relevez le challenge d’un nouveau poste » aux éditions Gereso.

Créer des relations

Pour tout changement de poste, ce qui va importer en premier c’est de développer des relations. De prendre le temps de rencontrer vos nouveaux collègues. « On peut préparer en amont un pitch, quelques phrases pour se présenter car on va être amené à rencontrer beaucoup de personnes en très peu de temps », constate Bertrand Huck. Et on s’intéresse aussi aux autres, à leur fonction actuelle, leur rôle… Ces personnes seront des soutiens importants vers qui vous tourner pour obtenir des informations et mieux appréhender vos nouvelles fonctions.

Poser des questions

En prenant possession de vos nouvelles fonctions, il y a toute une quantité d’informations que vous allez devoir intégrer. Prenez des notes ! Et en cas de doute ou d’incompréhension, n’ayez pas peur de poser des questions à vos collègues ou N+1. Même si elles vous paraissent ridicules ! Mieux vaut les poser en arrivant qu’au bout de 6 mois. Bertrand Huck met en garde contre ce qu’il appelle le syndrome de la salle d’attente. « Parfois, le N-1 n’ose pas solliciter son N+1 de peur de le déranger et parce qu’il pense qu’il n’a pas le temps. De son côté le N+1 pense que ça doit aller pour le N-1 puisqu’il ne vient pas le voir.

Mini Guide Leader

Au bout de quelques semaines, ça peut être la douche froide quand on réalise que l’on s’est mal compris parce que l’on a manqué d’échange et d’anticipation », prévient l’expert. On demande donc les attentes de son supérieur en terme de reporting, on le questionne sur son mode de fonctionnement…

Définir des priorités

Face à l’accumulation d’informations, il est compliqué de tout absorber. Il importe donc de hiérarchiser les données. Bertrand Huck conseille chaque jour de se poser pour définir les priorités du moment et de les faire valider par son N+1 en face à face ou par mail, selon ses préférences. Ces priorités sont susceptibles d’évoluer d’une journée à une autre et il est bon de pouvoir s’adapter à ces changements. Clarifiez donc ce que l’on attend de vous : pourquoi, pour qui, comment… Vous gagnerez en efficacité et répondrez mieux aux demandes.

Affirmer sa légitimité

Votre prise de fonctions vous amène à diriger d’anciens collègues ? Cette situation peut susciter des jalousies et entraîner le syndrome de l’imposteur, celui qui fait douter de sa légitimité. « Souvent, les personnes dans cette situation se raccrochent à leur expertise métier car elles étaient douées à leur poste. C’est un atout car le nouveau manager est consulté et connaît le travail de ses équipes mais ça peut être un piège car il peut en négliger le côté managérial », déclare Bertrand Huck. On se rassure en se souvenant pourquoi on a été choisi à ce poste. La nomination fait partie des trois piliers qui assoient la légitimité avec l’expertise métier et l’intelligence émotionnelle et relationnelle. C’est ce dernier volet qui peut être développé à travers des formations, des lectures, un mentorat en interne…

On pourra ainsi apprendre à communiquer en tant que manager, animer une réunion… En cas de défiance d’un ancien collègue ou de tentative de sabotage, on lui en parle en face à face en disant que l’on a été nommé à ces fonctions, que l’on comprend sa déception mais qu’il est préférable d’éviter toute action contre-productive et de chercher ensemble une manière efficace de travailler. C’est une manière de poser des bases saines et d’affirmer son autorité.

Trouver sa valeur ajoutée

Quand on est manager, le rôle est de faire faire plutôt que de faire. Il faut lâcher prise sur son expertise et adopter un positionnement de leader. Le coach conseille de se demander en amont ce que l’on va apporter de plus à ses équipes : sa connaissance du marché, sa vision stratégique, sa capacité à prendre de la hauteur… On évite d’être dans l’opérationnel, on travaille la délégation.

Trouver la bonne distance grâce au cadre

Dans un poste de management, il convient également de trouver la bonne distance avec les équipes. Il ne s’agit plus d’avoir la même proximité qu’avant avec ses anciens collègues. Il s’agit de ne pas paraître hautain pour autant. On veille à avoir une belle qualité relationnelle, à cultiver la confiance et le respect, à faire preuve de bienveillance et d’exigence. Pour cela, on co-construit avec ses équipes un cadre très clair pour fixer les règles de travail dans l’open space, en télétravail… « Les gens sont ravis d’être interrogés dessus et c’est une façon de gagner rapidement des points. Comme ces règles sont faites en mode coopératif, les équipes peuvent moins les rejeter », soutient Bertrand Huck. On trouve alors une liberté d’action à l’intérieur de ce cadre et on incarne ces principes.

Accepter de ne pas être parfaite

Même si c’est tentant d’être la bonne élève, il faut accepter de ne pas pouvoir être parfaite d’emblée dans ses nouvelles fonctions. Manager suppose de travailler avec des personnes différentes. Tout peut se dérouler admirablement avec huit personnes et moins bien avec deux autres. « On n’a pas de baguette magique pour transformer les gens. Il est inutile de se mettre la pression et de perdre son énergie à se concentrer sur ces deux relations qui vont moins bien », tempère Bertrand Huck. On lâche-prise, on est moins exigent avec soi et on se réjouit que ça aille bien avec la plupart des collaborateurs.

Dorothée Blancheton

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est vide