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Comment se rendre indispensable au travail ?

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Être la "go-to person" de l'entreprise, ça donne envie. Mais comment se rendre indispensable sans pour autant se surmener et finir en burn-out ?

Avec les nouvelles technologies, les changements et incertitudes constants et la mise en place d’équipes virtuelles, il est plus difficile que jamais de se distinguer de ses collègues. Nous sommes en pleine mutation en matière de collaboration : nous travaillons avec tout le monde, tout le temps, à travers des plateformes différentes. Mais nous avons parfois l’impression d’être coincés dans un engrenage, avec un afflux massif de demandes et des directives peu claires. Le syndrome du surengagement est plus que jamais d’actualité. Mais même au milieu de ce chaos apparent, il y a toujours cette personne indispensable, qui s’épanouit grâce à ses nombreuses relations professionnelles au sein des différentes branches de l’entreprise. Comment s’y prend-elle ? Ces « go-to persons » se rendent constamment utiles aux autres, maintiennent une attitude positive, sont créatives et tenaces, et assument la responsabilité personnelle de faire ce qu’il faut.

Dans le livre « The Art of being indispensable at Work :Win Influence, Beat Overcommitment, and Get the Right Things Done », l’auteur Bruce Tulgan révèle les secrets de ces personnes qui savent se rendent indispensables dans leurs entreprises sans pour autant se surmener. En s’appuyant sur une étude approfondie de personnes à tous les niveaux et dans différentes entreprises, il montre comment les « personnes-ressources » pensent et se comportent différemment, en renforçant leur influence auprès des autres, non pas en essayant de tout faire pour tout le monde, mais en faisant les bonnes choses au bon moment et pour les bonnes raisons, même si cela va au-delà de leur responsabilités habituelles. Voici les quelques conseils à retenir de cet ouvrage. 

Comment se rendre indispensable au travail ?

Pour être indispensable au travail : évitez le surmenage

Vous voulez être un atout pour l’entreprise, quelqu’un vers qui les autres se tournent pour demander de l’aide. Alors, bien sûr, vous voulez dire oui tout le temps. Malheureusement, tenter de devenir indispensable au travail signifie trop souvent dépasser ses limites, de sorte que nos priorités deviennent floues. Des tâches importantes sont laissées en suspens ou sont effectuées de manière inefficace. Certaines personnes qui poussent à l’extrême cette volonté de devenir indispensable, incarnent ce qu’on appelle le “complexe du super-héros”. Le super-héros au travail veut s’investir au-delà de ce que les capacités humaines lui permettent. Il ou elle veut servir et impressionner tout le monde et ne décevoir personne, en faisant tout à la fois. Aucune mission n’est trop compliquée, aucune charge n’est trop lourde.

Mini Guide Leader

Malheureusement, même les meilleures intentions et le meilleur mental ne suffisent pas à éviter le syndrome du surengagement. Le syndrome du surengagement ou surmenage apparaît lorsque tout ce qui figure sur votre liste de choses à faire est “urgent et important”. Au fur et à mesure que vous vous engagez de plus en plus, les choses risquent de mal tourner. Les retards deviennent inévitables, la communication se dégrade, les gens se comprennent mal.En fin de compte, une mentalité de crise s’installe.  Le ressentiments grandissent entre vous et vous collègues, vous vous sentez attaqué par les demandes des autres, vous êtes de plus en plus sur la défensive. Ce “syndrome de la citadelle assiégée” est une réponse à une sensation de perte totale de contrôle. Les “oui, oui, oui” mènent tout droit à un surengagement nocif, qui mène tout droit au syndrome de la citadelle assiégée, qui mène tout droit au “non, non, non”.

Sachez quand dire non et comment dire oui

On ne peut pas tout faire pour tout le monde. Les promesses excessives peuvent plaire aux gens au départ, mais si vous ne les tenez pas, c’est tout ce dont ils se souviendront. Cependant, vous avez souvent l’impression de ne pas pouvoir dire non. Vous vous demandez peut-être : Si je ne dis pas oui, qui le fera ? La réponse pourrait être “personne”, auquel cas vous pourriez avoir l’impression de n’avoir pas d’autre choix que de dire oui. Ou bien la réponse peut être “quelqu’un d’autre”, auquel cas vous estimez qu’il vaut mieux dire oui, sinon vous risquez d’être moins apprécié.e, du moins par ce client. Ainsi, vous devez trop de choses à trop de gens. Vous jonglez avec trop d’engagements. Vous avez l’impression d’être toujours en danger de décevoir quelqu’un, que ce soit votre patron ou vos collègues.

Mais dire oui à tout sans anticiper n’est pas une bonne solution. Tout d’abord, prenez les besoins des autres au sérieux en faisant preuve de discernement à chaque nouvelle demande. Posez des questions, soyez sûr d’avoir tout compris et de pouvoir répondre aux attentes du client/collègue/manager. Tout oui mérite un plan d’exécution ciblé. Il faut donc établir des règles de base pour le travail en commun, un rythme de communication, ainsi qu’un calendrier et une maîtrise précise de toutes les étapes. Apprenez aussi quand dire non ou « pas pour l’instant » avec des phrases comme « je ne peux tout simplement pas le faire, je n’ai pas les compétences, les connaissances, les capacités en termes de temps, de ressources ou d’énergie», « Je n’ai pas le droit de le faire»,  « je ne devrais pas le faire». Parfois, il vaut mieux dire non que de mal faire les choses. Vous devez faire des choix sur ce que vous ne ferez pas, afin de faire ce qui est nécessaire uniquement. 

Soyez un.e leader peu importe votre rôle dans l’entreprise

Nous avons récemment assisté à un changement de style de leadership, d’un management vertical, avec des directives précises venant d’un responsable clairement identifié, vers un travail plus collaboratif et des demandes venant de tous les échelons de l’entreprise. Désormais, tout le monde au travail est potentiellement votre “client”. Et vous êtes le leur. Certaines rôles de management ont été supprimés. Parallèlement, la plupart des employés se retrouvent dans des équipes de projet à court terme, en plus de leur travail habituel. En bref, tout le monde travaille plus, tout en utilisant les mêmes ressources limitées dont ils ont toujours disposé.

La difficulté aujourd’hui est donc de jongler entre un management vertical et une collaboration horizontale voire diagonale, c’est-à-dire à la fois effectuer des missions pour votre manager, mais aussi travailler avec des collègues du même département ou encore collaborer avec quelqu’un qui fait partie d’une autre branche de l’entreprise. Pour devenir indispensable au travail, apprenez à vous aligner avec votre manager avant tout puis avec vos collègues. Ne prenez pas de décisions qui ne seraient pas cohérentes. Ce que vous voulez, c’est contribuer à orienter la prise de décisions et les priorités de l’entreprise. À chaque étape de votre mission, dialoguer au maximum avec votre manager mais aussi avec ceux à vos côtés et ceux qui travaillent pour vous afin qu’ils comprennent les instructions et aient l’autorité de faire les choix nécessaires pour mener à bien leur travail. Prévoyez des entretiens individuels avec ceux ou celles qui ne vous comprennent pas ou qui ont verbalisé des interrogations par rapport à vos demandes. 

Vous n’avez pas besoin d’être manager pour aider les gens. Peu importe le poste que vous occupez dans l’entreprise, vous pouvez donner l’exemple par votre façon de travailler et de collaborer avec les autres. Soyez le genre de collègue que les autres veulent suivre et imiter. Vous verrez, le fait d’aider les autres à s’améliorer sera bénéfique pour vous aussi.

Travaillez intelligemment et finissez ce que vous avez commencé

Les « go-to persons » savent comment se rendre utiles aux autres, de manière durable, dans la plupart de leurs interactions, et ils ou elles le font au fil du temps. Ces personnes ne sont pas obligatoirement des expert.e.s techniques aux compétences très pointues. La plupart des gens préfèrent de loin s’adresser à un.e collègue moins expert.e mais prêt.e à prendre la responsabilité de gérer les obstacles et de faire avancer les choses. Ou encore s’adresser à des collègues qui savent comment travailler de manière professionnelle et méthodique au sein de l’entreprise, suivre les règles et rester en phase avec la direction.

Pour vous rendre indispensable aux yeux des autres, professionnalisez tout ce que vous faites : identifiez, étudiez et suivez les meilleures pratiques de votre secteur d’activité. Rassemblez des techniques qui ont marché et réutilisez-les. Spécialisez-vous dans ce que vous faites le mieux : sachez pour quelles spécialités vous voulez être connu.e tout en continuant à élargir votre répertoire de compétences. 

N’essayez pas non plus de jongler avec plusieurs projets. Faites ce que vous avez à faire et faites le bien. Rappelez-vous que vous ne pouvez finir qu’une chose à la fois. Gardez du temps dans votre emploi du temps pour vous accorder des moments de répit.  De plus, n’hésitez pas à effectuer des tâches de plus en plus courtes qui seront donc plus efficaces. 

Créez des relations pour gagner en influence 

Tirez les gens vers le haut et ils vous tireront aussi vers le haut. Si vous faites du bon travail ensemble, les relations personnelles s’amélioreront aussi naturellement. Trop nombreux sont ceux qui mettent l’accent sur la politique, la popularité ou même l’amitié avec leurs collègues pour essayer de devenir cette “go-to person” que tout le monde veut contacter. Vous devriez plutôt favoriser des rapports authentiques en parlant du travail que vous avez en commun et construire une influence durable en étant un.e employé.e ou collègue fiable. Essayez aussi de toujours valoriser et conseiller les membres de votre équipe. Prenez le temps de célébrer les réussites de chacun.e et de remettre en question votre mode de fonctionnement afin de l’améliorer. Créer des relations pérennes est un travail sur le long terme, qui demande du temps et de l’énergie. 

Amélie Tresfels

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