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5 secrets pour faire durer son association

associés, rituels, communiquer, prérogatives, vision
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Rompre la solitude, partager une vision et un projet, répartir les risques… Les avantages de créer une entreprise à deux ou trois sont nombreux. « A plusieurs on est plus forts ». Gage de réussite, l’entente entre associés peut néanmoins être complexe à gérer. Géraldine Bal, CEO de HopFab, plateforme de mise en relation entre particuliers et artisans qu’elle a cocréée en 2015 avec Arnaud Verlet, nous donne ses tips pour faire durer son association

Nos 5 secrets pour faire durer son association

1 #S’aligner sur la vision 

Avant de s’engager, il est essentiel d’apprendre à connaître l’autre et de comprendre comment il fonctionne. Et notamment de s’assurer de partager des valeurs pour pouvoir s’aligner sur la même vision. « Signer un pacte d’associés permet de cadrer et rassurer. C’est comme un contrat de mariage ». Dans le cadre du pacte d’associés, ces derniers fixent un horizon commun, via une clause de validité ou d’exclusivité, qui correspond au temps minimum pendant lequel ils s’engagent à travailler à 100% pour l’entreprise. 

Pour que ça marche, ils doivent s’engager à même hauteur et inscrire l’engagement de chacun au niveau personnel et patrimonial. « Les associés doivent être totalement en phase sur les ambitions, les valeurs et les missions et sur des choses concrètes comme les horaires, le salaire, l’investissement… En revanche je ne suis pas pour l’équité totale : on peut avoir des besoins différents à des moments donnés. » Le pacte d’associés formalise également les règles d’un divorce. Même si ce n’est pas une discussion facile à avoir au démarrage, il faut anticiper les situations difficiles qui viendraient à se présenter. 

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2 #Délimiter les prérogatives de chacun 

Le pacte d’associés est également l’occasion d’organiser la gouvernance et d’établir les pouvoirs de chacun. Dès le départ, pour instaurer un climat de confiance, il faut définir un cadre juridique et des règles de fonctionnement claires et transparentes. Soit formaliser les principes de collaboration en rédigeant les objectifs et le rôle de chaque associé et les respecter. « Chacun a son expertise. Pas question de se marcher sur les pieds. » Et remettre les choses à plat quand cela s’avère nécessaire.

Quand HopFab est passée de 3 à 7 salariés, les associés ont évoqué les forces et les faiblesses de chacun et redéfini les périmètres d’activité et donc la capacité à intervenir ou pas. Il faut également formaliser les prises de décision à l’avance. Soit vous choisissez de prendre les décisions ensemble, soit chacun de votre côté selon vos périmètres d’activité. Le plus important est de ne pas remettre en cause une décision prise mais au contraire de la soutenir. « Selon les périmètres d’intervention, chacun est libre de prendre des décisions sur l’opérationnel. En revanche, sur tout ce qui concerne la stratégie, on en discute entre nous pour que tout le monde soit d’accord. S’il y a le moindre doute, c’est la personne en charge du périmètre qui a le dernier mot. » 

3 #Bien communiquer 

« On a choisi de partager le même bureau pour avoir une vision d’ensemble de tout ce qui se passe. » Si vous ne partagez pas une vraie proximité géographique avec votre associé, prenez l’habitude d’échanger une à deux fois par jour et de faire des points hebdomadaires entre vous. Le succès de la relation d’associés repose sur un effort de communication constante. Il faut se forcer à échanger tout le temps, oser se dire les choses en face et faire des feedbacks. « Une relation d’associés est avant tout une relation humaine.

L’enjeu le plus important est donc de parler de tout, de ce qui va comme de ce qui ne va pas. Il faut être capable d’écrémer ses frustrations et ne pas accumuler les incompréhensions. » Soit d’exprimer ce que l’on ressent et de vider son sac de temps en temps. Et pour ne pas fragiliser le duo ou le trio, s’il faut parler sans langue de bois, il faut le faire dans le respect de l’autre. En utilisant notamment les règles de base de la communication non violente – écoute, empathie, bienveillance, transparence, contrôle des émotions.

Une règle simple à appliquer est notamment de prêter attention à l’autre, à ses besoins et de ne pas supposer mais demander. De manière générale, évitez les non-dits et ne fuyez pas les conflits. Soyez prêt à tout vous dire et acceptez en retour de tout entendre. Cela nécessite parfois de faire des concessions et ne pas avoir d’ego pour faire toujours ce qui est le mieux pour l’entreprise.

4 # S’appuyer sur une tierce personne

Le fait d’être accompagné par un accélérateur peut être bénéfique. HopFab a ainsi bénéficié de l’accompagnement d’un mentor de Réseau Entreprendre. « Nous l’avons vu tous les mois pour discuter entre autres de l’organisation de l’entreprise. Le fait d’avoir une personne extérieure à qui on peut tout dire est hyper positif. Et puis il captait les tensions sous-jacentes entre nous. Grâce à lui, nous avons appris à prendre le temps de nous poser pour ne pas être sous le feu de la colère, à analyser notre ressenti pour pouvoir ensuite l’exprimer à l’autre.

Cela permet d’avoir des discussions constructives pour pouvoir avancer. » Faites attention au contexte. « Si vous avez quelque chose à dire, n’en parlez pas devant tout le monde et attendez d’être en face à face. » 

5 # Instaurer des rituels 

« Quand l’équipe a grandi, on a eu forcément moins de temps à s’accorder. On faisait passer l’opérationnel avant tout. On a donc mis en place un point hebdomadaire à trois tous les lundi matin à 9h pour ouvrir la semaine et échanger sur les sujets opérationnels, la vision et la stratégie et sur nos éventuelles frustrations. Il faut ancrer dans le marbre ces rituels pour pouvoir discuter sur des sujets de fond. » Si ces sas dédiés à la parole sont indispensables, ces réunions de travail ne suffisent pas.

Les associés doivent également se consacrer du temps en dehors de l’entreprise et prévoir des temps off ensemble. Pour ne pas y déroger, mieux vaut les planifier et les prévoir à l’avance. Objectif, faire en sorte que l’association reste un plaisir. « En plus des réunions au bureau, on a mis en place des moments exclusivement réservés à notre relation entre associés. Aujourd’hui on a une relation qui nous permet de partager autre chose que les problématiques business ».

Charlotte de Saintignon

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